ma pile de 2009, haute de 61 livres.

Le jeu de l'ange, par Carlos Ruiz Zafon

Même auteur que l'ombre du vent évoqué plus bas. Même lieu: Barcelone. Même époque: les années 20... Voilà. En arrivant à la bibliothèque d'Hérouville, je ne pensais pas le trouver, et puis le dernier emprunteur l'avait ramené 10 minutes auparavant. J'avais tellement aimé l'ombre du vent que je n'ai pas pu résister...
Maintenant que le livre est terminé, je ne regrette pas. Si, je regrette mes deux nuits presque blanches... Impossible, une fois arrivé en bas d'une page, de poser le livre. Il faut continuer, on est pris dans la tempête.. Je n'ai reposé le livre qu'après la page 530, les yeux me brûlaient, mais j'étais heureux d'avoir fini. Vivement deux choses: une promenade dans Barcelone sur les traces de David Martin ou de Daniel Sempere, et surtout, le prochain Carlos Ruiz Zavon...


Les mémoires de Maigret, par Georges Simenon

Maigret raconte comment, en 1927 ou 1928, il a fait la connaissance d'un jeune auteur de roman nommé Georges Simenon, qui a décidé d'écrire une série de livres dont il est le héros.. La rencontre d'un auteur et de son personnage. Etonnant comme sujet, non ??


Gémeaux, par Maud Tabachnik

Deux tocards, débiles et violents ! Au premier coup d’œil, Genosi a catalogué les frères Hunter Mais quand on a la policé et la mafia aux fesses, on n'a pas le choix... Le Corse grimpe donc à bord du mobile home pourri des Hunter, direction San Francisco. Avec, en prime, un massacre par étape. (Site de MT). Un excellent Tabachnik, même si les épisodes avec les enfants sont difficiles à lire et m'ont rendu un peu mal à l'aise. J'aime pas qu'on touche aux enfants ou qu'on les laisse à porter de fous... Et puis la fin m'a laissé sur une interrogation. J'ai envoyé un mail à l'auteure pour qu'elle me donne des explications, car cette fin me laisse pantois. Me répondra-t-elle ???


Fin de parcours, par Maud Tabachnik

Même auteur que le festin de l'araignée. Un recueil de quinze nouvelles noires. Une petite centaine de pages. Ca s'avale vite. Histoires irrégulières. Des très bonnes, des moins bonnes et un peu trop attendues. J'ai beaucoup aimé la première et la dernière.


Le festin de l'araignée, par Maud Tabachnik

Ca se passe dans le désert de la Mort, sur la route de Las Vegas. Une journaliste est envoyée là bas pour enquêter sur des disparitions mystérieuses. Voilà le "pitch". Et en arivant là-bas, elle fout une belle pagaille, car les gens se complaisnt dans le silence et la parole de l'un bousculerait forcément les autres. Entre un police véreuse, des commandos qui s'entrainent dans le désert et un maire plus que conciliant qui ferme les yeux sur tout, comment s'en sortira-t-elle. Et d'ailleurs, s'en sortira-t-elle ?? Un bon polar noir au goût américain, mais 100% français !! Merci Maud pour ma découverte du noir franco-américain!!


Les complices, par Georges Simenon

Encore un Simenon tiré de l'héritage de tata... Lambert roule comme un fou dans sa Traction Avant noir. En roulant, sa main droite s'insinue sous les sous-vêtements de sa voisine Edmonde. Il perd le contrôle de sa voiture et envoie un autobus rempli d'enfants dans un mur. Il arrive à reprendre la contrôle de sa voiture et fuit... Il décide de ne rien dire. Mais comment vivre avec un tel secret sur les épaules ???


L'ombre du vent, par Carlos Ruiz Zafon

Ah ça, c'est un beau livre !! Et qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page. Daniel, fils de libraire,se rend avec son père au cimetière des livres oubliés. Là, selon la tradition, il adopte un livre: L'ombre du vent, de Julian Carax. C'est le seul exemplaire au monde de ce livre. Il n'en existe plus d'autres.. Tous ont brûlé. Tous ont disparu... Tous ont été détruits... Mais qui était Julian Caarax. Il paraît qu'il est mort assassiné. Et dès que Daniel commence à s'intéresser à la vie de Julian, sa vie bascule. Il s'identifie au personnage et commence une recherche qui le mènera...... A vous de le découvrir. Moi, j'ai A D O R E !!!!


Le mec de la tombe d'à côté, par Katarina Mazetti

Désirée est jeune. Mais Désirée est veuve. Et chaque jour, elle se rend sur la tombe de son mari. Et c'est au cimetière qu'elle fait la connaissance de Benny, qui vient, lui sur la tombe de sa mère. Une grande histoire d'amour démarre entre les deux. Mais ils vivent chacun dans un monde différent. Elle citadine, lui paysan.. Comment ces deux mondes peuvent-ils se côtoyer, se fondre dans une histoire d'amour ? C'est plein d'humour, plain de formules belles à lire. En fait, la même histoire racontée par les deux protagonistes. Je le conseille à tout le monde, pour un bon moment de lecture.


Une pièce montée, par Blandine Le Callet

'Une pièce montée' a pour toile de fond un mariage à la campagne dans la bourgeoisie de province. Chaque chapitre, centré sur un des personnages de la fête, raconte une histoire qui prend place dans l'album de famille. De la demoiselle d'honneur confrontée à l'injustice au collègue dragueur invétéré, ou à la tante excentrique en quête d'amour, de la grand-mère indigne à la mariée au bord de la crise de nerfs, les personnages hauts en couleurs défilent à travers des scènes drôles, cocasses ou attendrissantes. On passe sans cesse du rire aux larmes. Les masques tombent et les secrets de famille éclatent. (Evene) Ca fait plusieurs livres du même genre que je lis: un même événement raconté par plusieurs voix. C'est délicieux, agréable à lire, mais parfois grinçant. Secrets de famille, rapports les uns avec les autres, sentiments cachés... Un délice sucré, comme une pièce montée...


Le lien conjugal, par Jill Thompson

Il y a des couples d’écrivains, des couples de clochards, des couples d’épiciers. Il y a aussi des couples de gangsters. Et à part leurs activités rémunératrices : assassinats, hold-up, vendettas et autres trahisons, rien ne les distingue des époux habituels. Sauf que leur amour à eux les conduit en enfer. (quatrième de couv). Oui, un polar américain. Du noir, bien noir, avec du sang rouge, bien rouge... Une fuite éperdue d'un couple d'assassins que rien ne semble arrêter... et pourtant, à leur manière, et au milieu du tourment, ils s'aiment...


Le roman des rois, par Max Gallo

Ils sont trois, les rois fondateurs du royaume de France : Philippe II Auguste le Conquérant, Saint-Louis le Croisé et Philippe IV le Bel. Leurs règnes ont couvert le XIIIe siècle. Max Gallo fait revivre ces grands Capétiens et les rend proches et vivants parce qu'ils sont témoins, acteurs et mémoires de ce siècle. (Evene). Comme un Simenon est un Simenon, Gallo est un Gallo. C'est intéressant, captivant. Mais c'est un peu long... J'avoue que j'ai zappé Philippe III le Hardi pour aller directement retrouver Philippe le Bel que je connaissais mieux. C'est vraiment un bon livre, mais j'attendrai un peu avant de relire un Gallo. C'est un peu tout pareil.... des phrases courtes, des répétitions. Le ton et le style se retrouvent de livre en livre...


Les rêves de mon père, par Barrack Obama

Un joli livre de souvenirs du président américain. Comment vivre, sur deux continents, quand on est né noir, fils de blanche ? Une histoire qui parle d'identité raciale et d'héritage. Agréable à lire et livre qui porte à réflexion. J'ai bien aimé, mais sans plus...


Un roman français, par Frédéric Beigbeder

Arrêté en plein Paris pour usage de stupéfiant, l'auteur est placé en garde à vue. Circonstance aggravante: il est connu. la police ne lui fait pas de cadeaux. Dans le même temps, son frère est à l'Elysée en train de recevoir la légion d'honneur. Alors, lui qui se croyait amnésique de son enfance, se met à se souvenir. Des souvenirs bien précis de son enfance dorée, dans les beaux quartiers. Mais aussi de sa solitude, de ses rapports avec son père, avec son frère, de ses premières amours, de la vie amoureuse tourmentée de sa mère, de la rigueur de ses grands-parents. Mon premier Beigbeder. Mais un bon pour commencer !


L'art de péter, par Pierre Thomas Nicolas Hurtaut

En dépit d'une idée reçue, parmi les plus intolérables, péter est un art délicat. Si notre époque aime à 'se lâche', la pétomanie de haut vol obéit au canon le plus strict. Un homme du siècle des Lumière en a livré une description, une nomenclature et une hiérarchie définitives : Hurtaut qui en explore toutes les variations. Mieux, il y a une sociabilité du pet. Cet essai érudit et amusant publié anonymement en 1751, plusieurs fois réédité tout au long du XVIIIe siècle, est rapidement devenu un classique de la littérature comique et pseudo-médicale. (Evene). Merci maman pour ce grand moment...


La mort de Belle, par Georges Simenon

Spencer, 40 ans, reste chez lui bricoler un soir, pendant que sa femme Christine fait un bridge chez des amis. Belle, une étudiante domiciliée chez eux, rentre et lui dit bonsoir. Le lendemain, Belle est retrouvée assassinée dans sa chambre. Spencer sait parfaitement qu'il n'a pas tué Belle. Mais tout le monde autour de lui en doute. Interrogatoires poussés, jugements de ses proches... Où tout cela va-t-il mener ?? Que devient un homme que l'on pousse à s'avouer meurtrier ?


Mauvaise fille, par Justine Levy

Louise attend un enfant. Un enfant de Pablo. Louise est très attachée à sa mère. Mais au moment où elle apprend sa grossesse, la maman de Louise se meurt dans un hôpital parisien. Comment gérer en même temps une grossesse et un enterrement. Comment devenir mère quand sa propre mère vient de mourir ? Des souvenirs remontent. Qui était cette mère ? Comment Louise a-t-elle vécu son enfance ? Poignant. Parfois difficile à lire... Un excellent livre.


Mangez-les si vous voulez, par Jean Teulé

Encore un Teulé. Digne de Teulé. Chaque mot est un coup. Chaque phrase nous enfonce un peu plus dans l'incroyable... Jusqu'où la bêtise humaine peut-elle aller ? Jusqu'à manger quelqu'un qui ne vous a rien fait. La psychologie du groupe. Intéressant.. Un peu comme A mort l'arbitre de Mocky. Jusqu'où peut-on aller ?


La cathédrale de la mer, par Ildefonzo Falcone

Un livre magnifique. La vie d'un petit garçon dans la Barcelone du Moyen-Age. La peste. La construction de la cathédrale de Barcelone. Des intrigues, des mystères. Bref, tout ce qu'il faut pour vous accrocher à ce livre.


La composition française, par Mona Ozouf

Ca, je vais aimer, parce que je suis concerné. Comment être à la fois française, comme le prône l'école de la république, et bretonne, comme le veut la famille, la maison et les traditions. Comme le veut son coeur. Ce que le groupe Tri Yann résume en un titre de chanson: "La découverte ou l'ignorance". Et l'enfance de Mona Ozouf se passe, en partie, à Plouha. Ma ville.


Maigret et l'affaire Nahour, par Georges Simenon

C'est un des meilleurs que j'ai lus. Un ressortissant libanais est retrouvé assassiné à son domicile. Peu de suspects, on trouve assez facilement le coupable, mais la fin est plutot inattendue. A noter que Maigret mange de la choucroute !!


Je ne parle pas la langue de mon père, par Leila Sebbar

"Fille d'une française et d'un algérien, Leïla Sebbar a vécu son enfance en Algérie. Au moment de la guerre. Son père était directeur d'école et apprenait le français dans les quartiers difficiles. Mais Leïla ne parlait que le français. Tous les secrets de son père, elle a du les deviner, car, en exil en France, il refuse de se souvenir, il refuse de parler. Un véritable voyage à l'intérieur d'elle même, surement indispensable pour comprendre ce qu'elle est et pourquoi elle est ainsi. Que de secrets cachés, que de non-dits. Poignant.


Mort aux cons, par Carl Aderhold

"Mort aux cons", disait-on au Général De Gaulle. "Vaste programme" avait-il répondu. Voilà. Le principe est posé. Le héros de ce roman a décidé de se débarrasser de tous ceux qui le gênent dans sa petite vie de tous les jours. Petit à petit, au fur et à mesure de ses actes, il réalise l'ampleur de la tâche qui se présente à lui. Tuer les cons... Mais qui sont-ils ? Comment reconnaît-on un con ? Y a-t-il une règle, une loi qui permet de les trouver sans se tromper ? En plus d'un roman décalé, à lire au troisième, voire quatrième degré, il y a une véritable analyse sur les cons... "On est toujours le con de quelqu'un", dit-on. Alors, méfiez-vous, et regardez derrière vous en marchant dans la rue, il n'a peut-être pas été arrêté, et peut-être croisera-t-il votre route? Ou la mienne ???


Délivrez-nous du mal, par Romain Sardou

C'est un Romain Sardou. Donc, Moyen-Age, grimoires, papes, Cardinaux verreux, enlèvements, meurtres, magie, Thriller. Moi, j'adore et je me suis plongé dedans avec délectation. D'autres n'aiment pas... Chacun ses goûts !!! Mais bon, une fois lu, je l'ai trouvé long. Passionnant, comme les autres, mais long...


Au fer rouge et autres nouvelles, par Radoje Domanovic

Connaissez-vous la Servilie ? C'est un payes bien étrange, avec un gouvernement on ne peut plus bizarre. Si vous aimez Ubu roi de Jarry, je suis sur que cette première nouvelle de Radoje Domanovic vous plaira, tant pas son loufoque que par sa critique des gouvernements de certains pays. Les autres nouvelles sont plus difficiles à lire. Mais ma première est à ne pas manquer !!


Intrigue à l'anglaise, par Adrien Goetz

Avez-vous déjà vu la tapisserie de Bayeux ? Savez vous comment elle se termine ? D'après A. Goetz, il en manque trois mètres. Que sont-ils devenus ? Quelles sont ces mystérieuses organisations qui gravitent autour du musée de Bayeux ? Pénélope Breuil, la nouvelle adjointe à la conservatrice ca essayer de démêler cet écheveau étrange. On y retrouve pêle-même Diana Spencer, Dodi Al Fayed, Hitler, La reine d'Angleterre... Bref, un mystère historique complexe... Oui, mais bof...


Prenez l'avion, par Denis Lachaud

Catastrophe aérienne. 349 morts, deux rescapés. C'est l'histoire de ces deux rescapés que l'an suit. D'un côté Emmanuel, de l'autre Lindsay. Leurs vies se sont croisées dans un avion. Des liens se sont créés entre eux-deux. Magnifique. Ca se lit très vite. Des passages très forts, très beaux. Vraiment, lisez-le si vous le pouvez. Ca vaut vraiment le coup !!


Les moustaches de Staline, par François Cérésa

Nostalgie encore, et retour à l'enfance. Jean, de passage à Cabourg, retrouve Garance avec qui il a vécu ses premières amours vingt ans plus tôt. Au hasard de la discussion, les souvenirs remontent, y compris le souvenir d'Yvonne, la mère de Garance, dont Jean a été éperdument amoureux.


Un homme à distance, par Katherine Pancol

Des lettres. Des lettres envoyées par Kay, libraire à Fécamp à l'un de ses clients, Jonathan, voyageur itinérant qui passe d'hôtel en hôtel. Mais plus la lecture avance et plus les lettres deviennent intimes, plus chacun essaie d'entrer dans la vie et les mystères de l'autre. De belles phrases, des références énormes à des lectures à venir. Anne et moi avons noté la liste des livres cités dans cet ouvrage, pour de futures lectures sans aucun doute aussi belles que l'a été la lecture de ce roman.


Un jour avant Pâques, par Zoya Pirzad

Voilà un bon livre, qui donne presque envie d'aller à Téhéran, tellement la vie y a l'air placide. C'est écrit lentement, et ça se lit lentement, comme si on était sous ce chaud soleil d'Iran. Trois histoires avec le même personnage; quand il était enfant, adulte et grand-père. Avec chaque fois des retours aux années antérieures. Nostalgie, tranquillité, oisiveté. Lisez-le, et vous vous sentirez léger comme je me suis senti tout au long de cette belle lecture.


Je vais bien, ne t'en fais pas, par Olivier Adam

Elle va bien, Claire ! Puisqu'elle vous le dit... En fait, elle ne va pas si bien que ça. Elle cherche son frère. Elle s'est arrêtée de vivre le jour où Loïc a disparu. Depuis, elle erre. Elle est spectatrice de sa vie, qu'elle supporte plus qu'elle ne guide. Moi, j'ai une question: comment faire pour fermer ce livre une fois qu'on l'a ouvert ? Je n'ai trouvé qu'une solution: lire, tourner les pages, lire encore... Jusqu'au bout. Et puis ensuite le fermer. C'est ce que j'ai fait ! Et j'ai du boulot pour lundi, mais je ne regrette rien !! Je vais bien, ne vous en faites pas....


Une belle mort, par Gilles Courtemanche

Ca, c'est un beau bouquin ! Qui fait réfléchir à des événements qui se sont passés il y a peu de temps. Et si, au lieu de voir déchoir un père malade, condamné à vivoter en attendant l'inévitable faucheuse, on lui offrait la mort qu'il souhaite ? Le laisser vivre. Ne pas lui offrir un demi-gâteau sec, comme le préconise le médecin, mais tout le paquet ? Et si, au lieu d'une patate triste et d'un bout de poisson fade, on lui proposait un cassoulet longuement et amoureusement préparé, arrosé d'une ou deux bouteilles de bon vin ? Et si, au lieu d'une mort triste et lente, on lui proposait une belle mort ? Voilà toute l'intrigue de ce livre. Avec les inévitables conflits de famille autour de cette idée ? La soeur pas d'accord, le petit neveu absolument pour... Un magnifique livre (québécois) que j'ai dévoré.


Salut Galarneau, par Jacques Godbout

François Galarneau s'épanche dans ses cahiers sous la forme de poèmes et le récit de sa vie de tous les jours, sur ce qu'il voudrait être et faire, sur ses échecs amoureux, ses frères, son sentiment d'échec face aux études. A part ça, il gagne sa vie dans la restauration rapide, il est le roi du hot-dog.
Je n'en ai lu que quelques pages, mais je crois bien qu'il va être vite avalé celui-là !!
Après lecture: Lu, oui. Fini, oui. Mais bon, voilà, sans plus... Un peu déçu tout compte fait...


La contrebasse, par Patrick Süskind

C'est pas gros comme bouquin (80 pages), mais c'est plein. Pourquoi ? Parce qu'il faut aussi savoir lire entre les lignes et comprendre ce qui est écrit en filigrane. Un texte plein. Un style agréable. Un monologue mis en lumière par Jacques Villeret notamment. Je suis tombé dessus par hasard et je ne regrette pas !!


La consolante, par Anna Gavalda

"Vous me direz ce que vous en avez pensé" m'a dit la dame de la bibliothèque en notant ma fiche. "Certaines personnes ont adoré, beaucoup n'ont pas pu terminer." Et je comprends pourquoi. Pas facile à lire. Il faut rentrer dedans. Style étrange surtout.. Mais putain que c'est un beau livre, une belle histoire. On se sent un peu voyeur parfois, à entrer ainsi dans la vie de Charles, dans le plus profond de ses ressentiments. On assiste à sa lente destruction suite à l'annonce d'un décès. Puis, petit à petit la vie reprend le dessus et il décide de vivre, sans se retourner, sans traîner derrière lui le fantôme de Annouck. Des passages difficiles à lire, où il faut s'accrocher, et des passages splendides où il est impossible de refermer le livre. Un couple qui se brise, un autre qui se reconstitue... Du plaisir, rien que du plaisir...


Le temps mort, par Claude Aveline

Le temps mort, c'est quatre mois et demi de la vie de Clémence, entre son arrestation en juin 1944 et sa déportation vers les camps de la mort. Un temps de partage avec ses compagnes de cellule. Brrr, après la fin de la consolante, plutôt optimiste, la marche est haute et le décalage important... Superbe témoignage. J'avoue que quand je l'ai pris à la bibli, je ne me doutais pas de la puissance de ce que j'allais trouver...


Les buveurs d'infini, par Gilles Laurendon

À la fin du XVIIe siècle, Psalmanazaar, un vagabond de génie, parcourt une Europe ruinée par les guerres en se faisant passer pour pour un habitant de Formose, pays presque inconnu à cette époque. Il pousse la supercherie jusqu'à inventer une langue imaginaire, rédige un ouvrage qui stupéfie ses contemporains et provoque d'incroyables disputes parmi les savants. Sa description de Formose, totalement inventée et délirante, lui vaut les honneurs des plus grands. À Londres, Psalmanazaar devient la coqueluche de la haute société. Et l'on voit bientôt les nobles anglicans réciter leurs prières du soir … en formosan.
Etonnant, décalé, drôle, à suivre l'éducation du petit fils par son grand-père et les frasques de la mère complètement à l'ouest !!


La trahison de Thomas Spencer, par Philippe Besson

C'est l'histoire d'une amitié forte, très forte entre deux garçons nés le même jour. Mais comme le titre l'indique, Thomas a trahi. Et s'en ressentira toute sa vie. Il le dit dès le début du livre et il fait monter la pression... Qu'a-t-il bien pu faire de si affreux ? Vous verrez bien. Et quand vous aurez commencé, vous irez très vite jusqu'à la fin pour savoir. Et quand vous saurez...


Les éclaireurs, par Antoine Bello

C'est l'histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, qui tente d'influer sur l'histoire des hommes, et dont l'existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001. C'est l'histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié ; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d'intégristes ; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d'une autre nature. C'est l'histoire d'une grande nation, l'Amérique, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d'elle. C'est, d'une certaine façon, l'histoire du siècle qui vient.(Evene.fr)
La suite des Falsificateurs, que j'ai lu en février


Le soleil des mourants, par Jean-Claude Izzo

Après une plongée au coeur de la révolution, me voici plongé au coeur de la vie des SDF. Au coeur de la mort des SDF plutôt. Un livre qui commence par un mort et qui se termine par un mort. Comment en est-on arrivé là ? Comment vit-on quand on n'a que l'alcool, quelques sous dans la poche et des souvenirs plein la tête ? Magnifique livre. Encore une fois, quand on le commence, on ne peut plus le quitter.


Lire aux cabinets, par Henry Miller

Hé oui, c'est un vrai livre !! Pas gros, certes, une soixantaine de pages, mais écrit petit et bien serré. Ce n'est pas un livre pour lire aux cabinets, mais un bouquin très sérieux, plutôt sociologique, qui traite de ce sujet de société: quels sont les gens qui lisent aux cabinets, pourquoi ??? L'auteur, lui, est plutôt contre.... Pas vraiment très rigolo, ou alors humour au second degré. Et moi, je l'ai lu..... aux cabinets !!!


Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, par Didier Decoin

New-York 1964. Une femme est agressée; poignardée et violée. L'enquête démontrera que 38 personnes au moins ont été, d'une façon ou d'une autre, témoins de cet assassinat. Pourtant, aucune n'est intervenue. C'est à partir de ce fait divers réel que Decoin a bâti ce livre sur l'indifférence. Lire surtout l'épilogue qui fait froid dans le dos. Le monde est un endroit redoutable. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu'à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l'empêcher (Einstein). Attention, ce livre comporte un certain nombre de scènes assez difficiles à supporter.


La théorie du panda, par Pascal Garnier

Gabriel débarque en Bretagne. Très vite, il se lie d'amitié avec José, puis Madeleine. Son comportement peut paraitre parfois étrange, voire marginal. Mais ça semble être un bon gars, plutôt sympa et prêt à faire le bien pour les autres. Il se confie peu, mais le peu qu'il nous dit, en italique, semble montrer un passé douloureux. Lisez, et vous saurez. C'est agréable, le style est enjoué et l'histoire nous tient bien..


L'archange et le procureur, par Christophe Bigot

La révoluion française, vue de l'intérieur. Racontée par la belle-mère de Camille Desmoulins. Oui, oui, de l'authentique, du vrai ! Camille parle, Camille bouge. Ce n'est plus seulement un portrait dans un livre d'histoire. Camille et Lucile ont d'ailleurs été guillontinés hier. Si si, je les ai vus, j'y étais ! Et puis Robespierre aussi parle mais se livre peu, c'est pas son genre.. Quant à Danton, il bouffe, il ronfle, il pète et rote. On croirait les voir vivre sous nos yeux, tous ces raccourcis du cigare ! Ouais, j'ai passé un chouette moment au coeur de la fin du XVIII° siècle dans les beaux quartiers de Paris.


Insoupçonnable, par Tanguy Viel

Insupportable. Voici ce qu'a été ma première impression. Des phrases alambiquées, qui n'en finissent pas, qui font presqu'une page. Et puis impossible de s'arrêter. Pour deux raisons: pour l'histoire d'abord, espèce de huis clos entre quatre personnes, histoire à la Hitchcock, prenante jusqu'au dernier mot. Pour ce fameux style qui m'a tant déplu ensuite. Ces phrases, ce style, on s'y habitue. On se laisse bercer par le rythme lent des phrases.Et là, je me suis dit que je ne pourrai rien faire de ma journée tant que je ne l'aurai pas terminé. A lire. C'est vraiment un bon polar psychologique!


J'irai cracher sur vos tombres, par Boris Vian

Un seul mot me vient à l'esprit après avoir refermé ce livre: malaise. J'ai été mal à l'aise pendant toute la lecture. Parfois à la limite d'avoir envie de vomir. J'avais envie de lire quelque chose de léger, ben j'ai été servi !!! Parfois insupportable. Le pire est que le roman est écrit à la première personne et que j'ai en permanence associé Boris Vian à ce Lee Anderson. Brrr... J'en ai encore des frissons dans le dos.


La part de l'autre, par Eric Emmanuel Schmitt

Et si Hitler avait été reçu à l'école des Beaux-Arts ? Que serait-il devenu ? Que serait devenue la politique mondiale ? Que serait devenu le monde en général ? Une histoire à deux mains. D'un côté la vie de Hitler, recalé aux Beaux-Arts, de l'autre Adolf, reçu...


La troisième lettre, par Michèle Marineau

Bon... Intrigue très fine, style étrange. Pendant 450 pages, j'ai eu l'impression de lire un bouquin pour ados. Beaucoup de longueurs et de passages à rallonge. La même histoire aurait pu tenir en 200 pages. Mais, bizarrement, j'ai eu envie de le finir. Le bon côté de ce bouquin: il se passe au Québec, et j'y ai retrouvé des noms que je connais bien: le quartier du marché Jean Talon, notamment que j'avais adoré.


Les falsificateurs, par Antoine Bello

C'est Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique ? Sûr ? Certain ? Qui vous l'a dit ? Avez-vous vérifié l'information ? D'ailleurs, d'où viennent les informations que l'on connait ? Etes vous certain que c'est bien Alexandre Dumas qui a écrit l'intégralité des trois mousquetaires ? Tiens, connaissez-vous le CFR ? C'est le Consorssium de Falsification du Réel. Quand vous le connaitrez, vous douterez de tout ce que vous lisez, de tout ce que vous avez appris.... Etrange et dérangeant, car même si c'est une fiction, ça pourrait arriver. Qui sait ?? La suite: les éclaireurs, vient de sortir et commence au 11 septembre 2001. Ca promet !!


Les grands empoisonnements de l'histoire, par Philippe Valode

Ca ne se lit pas comme un roman. Ca se picore, selon ses centres d'intéret. D'ailleurs, je ne pense pas avoir tout lu ! La mort d'Hitler, l'empoisonnement de Napoléon par un mari jaloux, les inévitables Borgia, Socrate, Raspoutine, Staline.. Très intéressant. On découvre plein de choses bien placées dans le contexte historique remarquablement rappelé. Un bon bouquin !


Le voyage dans le passé, par Stefan Zweig

Le nouveau Stephan Zweig. Un magnifique manuscrit jusqu'alors jamais traduit en français. L'amour peut-il durer dans le temps après une longue séparation ? C'est beau, c'est émouvant. C'est magnifiquement écrit et superbement traduit. La lecture est fluide. Rien à voir avec les traductions approximatives de certains romans américains. Je n'ai pas lu la version originale, pourtant présente dans le livre, mais j'ai admiré la fluidité du texte français. C'est du Stephan Zweig. Magnifique !!


Maigret chez le coroner, par Georges Simenon

Tintin en Amérique version Maigret. Pas bon, pas bon du tout même...


Moi aussi un jour, j'irai loin, par Dominique Fabre

J'ai voulu lire un second livre de Dominique Fabre, auteur de 'La serveuse était nouvelle' (voir plus bas) et je me suis un peu ennuyé. Rencontres avec les gens qui peuplent son quotidien de chomeur: ses maitresses, ses compagnons de misère, ses employeurs. Lu jusqu'au bout, mais j'ai été heureux d'en venir à bout. Le ton et le style finissent par lasser. La moyenne, sans plus !!


A présent, par Brigitte Giraud

Ah ! Il n'est pas gros ce livre, mais il est dense.... L'auteur vient d'apprendre, en rentrant d'un séjour à Paris que son mari Claude est décédé dans un accident de moto. Il y avait 'Avant', la vie avec lui. Débute maintenant 'A présent': la vie sans lui à laquelle elle ne s'était pas préparée. Et pour commencer: le rangement, l'inhumation, les amis, tout ce qui suit immédiatement la mort d'un proche. Gloups. IL y a des choses tres dures, mais très belles.. Magnifique hommage !!


Coeur de pierre, par Pierre Péju

Pas facile de faire le résumé de ce livre. Leïla, jeune beurette des cités, décide de quitter le monde dans lequel elle vit. Elle s'enfuit et rencontre Schulz, un homme désœuvré et en fin de vie. Elle se lie d'amitié pour cet homme qui meurt rapidement. Révoltée par cette mort, elle rentre chez elle et rencontre une Mémé sorcière qui lui explique qu'elle est une héroîne de roman et que si elle veut changer sa vie, elle doit retrouver l'auteur qui l'a écrite. Un livre sur le destin. Peut-on modifier son destin, même quand on est un personnage de papier ? Au fait, avez-vous dans votre poche un petit carré de feutre gris ?


Les mauvais coups, par Roger Vailland

Reclus dans une maison du Jura, Milan et Roberte se haïssent d'avoir fait usage, au sein de leur amour, d'une liberté destructrice. Ils boivent, se surveillent, et se jugent. Hélène, la jeune institutrice n'est pas loin... Un roman autobiographique de 1948.


La serveuse était nouvelle, par Dominque Fabre

Pierre est garçon de café, à Asnière, près du tunnel. Le train-train habituel des huit années de travail est d'un coup bouleversé par deux événements inattendus: Sabrina, la jolie serveuse est malade, et le patron a disparu. Y a-t-il un lien entre ces deux absences? Une semaine dans la vie de Pierre qui nous décrit son paysage quotidien, tant au travail que chez lui. Une foultitude de petits détails. Une belle écriture. 150 pages écrites gros, ça se lit vite et on est étonné d'en être déjà à la fin tant on se sentait proche de Pierre.


Maigret et le tueur, par Georges Simenon

Le plus mauvais de ceux que j'ai lus. 150 pages pour rien avec le meurtrier qui se présente chez Maigret dans les dix dernières pages pour tout avouer. Aujourd'hui, je suis passé à la bibliothèque pour prendre trois nouveaux livres !! Il était grand temps !


La folle de Maigret, par Georges Simenon

Une vieille dame se présente à la PJ pour expliquer que chez elle, des objets sont légèrement déplacés pendant son absence. Personne ne la prend au sérieux. Mais cette brave femme est retrouvée étouffée deux jours plus tard... Mystère !!! Bon c'est un Maigret.. Pas de surprise. Va falloir que je lise autre chose quand même !!


L'ultime secret, par Jacques Pradel

Voilà ! Je sais qui a abattu Saint-Exupéry. Comment il a fait et où ça s'est passé. Je ne dirais pas que l'affaire me passionnait depuis des années, mais je trouvais le mystère intéressant à découvrir. Maintenant je sais. Je ne m'en porte ni mieux ni plus mal. Le pire, c'est que St Ex a été abattu par un de ses grands admirateurs, un type qui adorait son écriture et qui a tout de suite su qui il avait abattu. Comment vivre avec un tel secret en mémoire et la certitude d'avoir abattu l'auteur du Petit Prince? C'est simple. Cet homme explique qu'il abattait des avions, proprement, pas des pilotes à qui il laissait l'opportunité de s'éjecter. Ça peut aider à survivre !! Et ce pilote était le frère d'un chanteur célèbre des années 70. Qui ??? Lisez, vous saurez, ou demandez-le moi gentiment, je vous le dirai !!


La voleur de Maigret, par Georges Simenon

Maigret se fait voler son porte-feuille dans l'autobus. Le début d'une longue histoire de meurtre..car en fait, son voleur savait qui il était. C'est pas un thriller époustouflant, on peut pas dire !!


Madame Bovary, par Gustave Flaubert

Ben oui, on lit des livres récents, et puis un jour, posé sur une rampe d'escalier, on tombe sur un joyau de la littérature française et on se replonge dedans... Punaise... Que c'est bien écrit !!! Quel plaisir de lire tous ces détails, toutes ces descriptions tirées au cordeau. Une seule ombre au tableau. Madame Bovary est encore morte... Je pensais qu'après tout ce temps, elle aurait réfléchi et serait devenue plus intelligente... Enfin...


 

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Lectures paresseuses, avant de dormir, lectures gourmandes, au coin du feu, dans le jardin ou à la plage, lectures envahissantes qui collent à la peau, qui scotchent au canapé et empêchent de continuer à vivre normalement. Vivement ce soir qu'on rentre et qu'on le retrouve...

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Deux Zéros et demi
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