ma pile de 2010, haute de 73 livres.

L'oeil du coyote, par Georges Walter

Depuis qu'un petit héritage me donne les moyens de voyager, j'ai contracté une sorte de fièvre qui me saisit dès l'aéroport. Comme l'amateur d'art au hasard des brocantes, je ne désespère jamais de dénicher le chef-d'œuvre : en tout inconnu, je herche l'exilé, le clandestin, le révolutionnaire en fuite ou l'escroc international - et je sais que les déserts ne sont pas moins riches en surprises que les villes. A Las Vegas, dans le groupe de touristes avec qui j'avais commencé mon périple, je crus bien rester sur ma faim.
Jusqu'au moment où un homme aux bottes de cavalier me fit abandonner mon programme. Il s'appelait Mister Shadow et s'enfermait dans sa suite sans jamais jouer. Ces bottes de cavalier rappelaient un autre solitaire dans le proche Nevada qui se détendait en chevauchant à la veille du premier essai atomique : il s'appelait Robert Oppenheimer.


Quitte Rome ou meurs, par Romain Sardou

L'an 62 ap. J.-C., Néron règne en despote sur l'empire romain. Pour l'avoir offensé, le jeune patricien Marcus est condamné à mort. Traqué par la garde prétorienne, il doit fuir Rome et ses plaisirs et se cacher dans les provinces lointaines. Trahi par sa famille, coupé de ses partisans, Marcus n'a plus qu'un seul allié, le grand Sénèque, avec qui il entame une correspondance secrète.
Voilà, j'aime beaucoup Romain Sardou. J'ai lu et apprécié quasiment tous ses livres, mais celui-là m'a gonflé, vraiment. J'ai eu un mal de chien à le finir, j'ai fait un gros effort.
J'espère que la série América qui se profile sera d'une meilleure veine.


Le monde féérique de Lili, par Elise Monti

Un moment bien agréable de lecture que ce livre de poésie. On ne lit pas souvent de poésie.
Merci à Elise pour ce premier recueil et bon courage pour les suivants.
Cette jeune auteur figure dans les coups de pouce de ce site...


Rainbow pour Rimbaud, par Jean Teulé

Robert est "différent". Il se prend pour Rimbaud. Isabelle est "différente". Elle travaille à la SNCF. Ils se rencontrent. Ils s'aiment. On ne les comprend pas. Alors ils partent. Loin. Le Caire, l'île Maurice, Dakar et Tarrafal.
A la recherche de Rimbaud.
Et un beau tatouage pour finir...
Une belle histoire, délicieuse, à la manière de Jean Teulé, décidément surprenant au fur et à mesure de ce que je lis de lui.


Innocent, par Harlan Coben

Matt Hunter a accidentellement tué Stephen dans une bagarre d'étudiants. Après avoir payé sa faute en prison, il n'a qu'une envie: continuer sa vie et oublier ce passé encombrant. Il épouse Olivia, envisage d'acheter une maison dans sa ville natale, et se jette corps et âme dans un métier passionnant. Belle nouvelle: Olivia attend un enfant. Pour être sans cesse en relation, les deux jeunes époux s'achètent un téléphone portable, avec appareil photo. Mais un matin, Matt reçoit une photo et une vidéo provenant du portable d'Olivia. Le passé va remonter, le cauchemar va commencer et le lecteur va rester scotché à son bouquin jusqu'à ce que l'auteur livre la solution. Plutôt compliquée, alambiquée, et un peu tirée par les cheveux, ce qui est un comble quand on voit la tête d'Harlan Coben !!


Une femme célèbre, par Colombe Schneck

«Un joli parallèle entre une animatrice de radio et de télévision (qu'est Colombe Schneck d'ailleurs) et la vie de Denise Glaser, présentatrice de Discorama dans les années 60.


Marche arrière, par Valérie Saubade

« Il y a deux heures, j’ai écrasé mon ex-femme en reculant avec mon 4 x 4. J’ai toujours été d’un naturel assez maladroit. »
C'est étonnant comme on rentre ou non dans un livre. J'ai musardé jusqu'à la page 100, et puis au hasard d'une mauvaise nuit, je suis entré dedans à 100% pour le terminer à 5.00 du mat ! Et je n'ai pas regretté ! La vie banale d'un honnête homme, rythmée par ses rencontres, ses espoirs et ses déboires. Jusqu'au jour où il est accusé d'avoir sciemment écrasé sa femme. Un bon moment, vraiment. Mais là, à 5.30, j'ai sommeil !


Corniche Kennedy, par Maylis De Kerengal

Maylis de Kerangal vient d'être récompensée pour Naissance d'un pont, que j'ai offert à ma soeur.De passage à la bibliothèque, j'ai découvert celui-ci.
Le temps d'un été, quelques adolescents désoeuvrés défient les lois de la gravitation en plongeant le long de la corniche Kennedy. Derrière ses jumelles, un commissaire, chargé de la surveillance de cette zone du littoral, les observe.
C'est bien agréable, ça parle bien de l'adolescence, mais aussi des torments psychologiques d'un flic.
Le style est saccadé, les phrases sont longues, très longues. Parfois c'est gênant, parfois ça passe très bien. J'ai passé un bon moment avec ce bouquin.


Ô Verlaine, par Jean Teulé

Lorsqu'on lit les beaux vers de Verlaine, on a peine à imaginer la vie qu'il a menée. Et surtout ls dernières années. Ruiné, alcoolique, pédophile, drogué, incontinent, obsédé sexuel, violent, destructeur. Voilà l'image de Verlaine que nous renvoie Jean Teulé. Comme à son habitude un brin provocateur, frisant le mauvais goût et l'exagération. Comme pour beaucoup de livres de cet auteur, on est ravi de commencer, mais on est aussi content de terminer tellement ce qu'il écrit dérange et fait grincer les dents.


Nouvelles orientales, par Marguerite Yourcenar

Un véritable délice. C'est beau, des descriptions à couper le souffle et à lire plusieurs fois pour bien s'imprégner de cette douce saveur... Il ne me reste plus que trois contes avant d'avoir fini, mais je reviendrai à Yourcenar; Si tout est comme ça, je signe tout de suite !!


Solo d'Ava, l'une de l'autre et boites de solitude, par Nadia Xerri L

Trois petites pièces de théâtre pas vraiment gaies. Ca se lit bien, mais ça ne laisse pas vraiment une sensation de bien-être uen fois le livre reposé.


Peau de caniche, par Dominique Zerhfuss

Pour des souvenirs d'enfance, c'est des souvenirs d'enfance ! Aux prises avec une mère tyrannique et un père amoureux aveugle, quelle est la place d'une petite fille ? C'est un caniche, un petit caniche, qui donne le change et surtout, ne fait pas trop de bruit. Une autobiographie cruelle...


Le rapport de Brodeck, par Philippe Claudel

Ah !! Je l'ai attendu longtemps celui-là. Il était toujours sorti à la bibliothèque. Plutot bon signe non ? Et quand, enfin, je l'ai eu entre les mains, je ne l'ai pas lâché. Ce livre ne s'emprunte pas longtemps, tellement il se lit vite.
Habitué de Philippe Claudel, il ne m'a pas déçu, comme les autres.


Et tout ça en cinq minutes, par Georges Kolebka

Pas grand intéret, si ce n'est de cocher le K dans mon ABC de l'année. Que peut-il se passer, partout dans le monde, entre 10.00 et 10.05... L'idée est bonne, le développement est moins réussi..


Numéro six, par Véronique Olmi

Un livre sur l'enfance, une lettre ouverte à un père de la part d'une femme, sixième d'une famille, arrivée 10 ans après le cinquième. Quelle est sa place dans cette famille ? Quels sont ses rapports avec son père que tout le monde adulait, mais qui l'ignorait et l'appelait par le prénom de ses soeurs ? Un joli livre, mais très triste et très nostalgique.


La clé, par Frank Lanot

Antoine et Béatrice se retrouvent le jour de l'enterrement de leur ami Pierre. Antoine et Béatrice avaient été mariés, puis se sont séparés. Mais Antoine n'est pas "guéri". Il connait la cachette de la clef de l'appartement de Béatrice à Caen. A distance, il revit l'amour qui le lie toujours à son ex-femme, et régulièrement, il vient à Caen passer quelques jours dans l'appartement.


Dans les bois, par Harlan Coben

Harlan Coben. Frisson garanti 100 %. Que s'est-il passé dans ce bois pendant une colonie de vacances où trois jeunes de vingt ans ont été assassinés. Et comment se fait-il que l'un d'eux revienne à la surface ?Et d'ailleurs, est-ce bien lui ? C'est bien ficelé, ça laisse le frisson, l'interrogation jusqu'à la dernière ligne du dernier paragraphe du dernier chapitre...
Chapeau Coben !


Le violoncelliste de Sarajevo, par Stephan Galloway

En marchant dans le Sarajévo de 1992, détruit, dangereux, trois personnages se rappellent ce qu'était la ville avant et nous invitent à vivre avec eux les difficultés de la vie citadine en temps de guerre.
Dans une rue, au milieu de tous ces dangers, la mort présente au détour de chaque immeuble, un homme, avec son violoncelle, s'installe chaque jour à 16h00 et joue... Il jouera 22 jours de suite, pour rendre hommage aux 22 civils morts devant la boulangerie.


Le coiffeur de Chateaubriand, par Adrien Goetz

Adolphe Pâques est coiffeur, au milieu du XIX° siècle. Il est le coiffeur attitré de François-René de Chateaubriand. Le pair de France met la dernière main à son chef-d'oeuvre: les mémoires d'outre tombe. 10 ans d'écriture pour 5000 feuillets manuscrits. Mais Adolphe a une particularité: il apprend par coeur ce qu'on lui lit. t Chateaubriand lui lit ses plus belles pages. Que va-t-il faire de ce don et de ces pages ? Là-dessus, arrive Sylvie, jeune métisse de S Malo....
Un bon bouquin, bien agréable, d'un niveau supérieur au premier Adrien Goetz lu l'an dernier.


La ville sans regard, par Mathias Bernardi

Paris, 1942. La Ville lumière est occupée depuis deux ans. Quelques Parisiens rejoignent l'un ou l'autre camp, la plupart tentent seulement de survivre. Petit voyou avant la guerre, Xavier Dailans a rejoint la Gestapo. Au cours de l'interrogatoire d'un résistant, il apprend que les Allemands font partir vers le Reich des convois de tableaux dérobés. Alors qu'il se lance lui-même dans le vol de ces toiles, sa route va croiser celle de Thomas Lavrenti, un jeune policier français qui a juré sa perte. . .


Syngué Sabour Pierre de patience, par Atiq Rahimy

Attention, ce livre est dangereux.... Lorsque vous l'aurez ouvert, vous attraperez le sortilège de non fermeture. Absolument impossible de le fermer avant de l'avoir terminé. C'est ce qui m'est arrivé.. Tellement ce livre est beau, puissant, sombre, émouvant, prenant aux tripes. A mon avis, le plus beau livre que j'aie lu cette année.


L'échappée belle, par Anna Gavalda

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Rapports de famille, comment des gens si différents peuvent-ils se cotoyer dans une même famille. C'est du Gavalda. Ca se lit vite mais doucement, en symbiose avec celle qui l'a écrit. Merci Madame Gavada pour ce nouvel opus bien rafraichissant.


Les disparus de Saint Agil, par Pierre Very

Trois disparitions étranges et successives dans le collège de Saint Agil. Nous sommes en 1914, et le mystère est épais. Erich Von Stroheim, Michel Simon et Mouloudgi étaient à l'affiche du fi de Christian Jaques en 1938. Le film a beaucoup vieilli, le livre également, dans son style et dans sa construction.


Iacobus, par Matilde Asensi

La malédiction de Jacques de Molay sur le b$ucher, ça vous dit quelque chose ? Les rois maudits étaient-is vraiment maudits ? Les Templiers avaient-ils vraiment un trésor, et si oui, où se cache-t-il ? Autant de questions que le Pape Jean XXII pose à Galceran de Born, Moine chevalier. Celui-ci, aidé de Jonas, n'aura de cesse de répondre à ces interrogations. En route pour Saint Jacques de Compostelle au XIV° siècle, et sans tarder, car la route est longue et périlleuse !! .


L'hôtel du nord, par Eugène Dabit

La vie d'un petit hôtel parisien dans les années 30. Qui y vient ? Qu'y font-ils ? A travers ce roman, la vie des petites gens de Paris qui vivent en meublé. Toutes les couches sociales s'y retrouvent. Un livre passionnant. J'ai cherché tout au long du livre le Atmosphère, atmosphère d'Arletty, mais il n'y est pas... Qui l'a ajouté ???


Noir de taule, par Livre collectif

La prison: un lieu particulier avec ses règles particulières, ses rites, ses habitudes. Un recueil de quatorze nouvelles ayant toutes la prison comme point commun.


Les diaboliques, par Boileau et Narcejac

Tout le monde connait le flm de Clouzot, mais qui a lu la nouvelle originale de Boileau Narcejac ? Etonnant de voir comme il ne subsiste dans le film que peu de choses, si ce n'est la trame principale... Mais le livre est aussi noir que le film. Un vrai plaisir...a


Pour la Saint Ravaillac, par Jacques Fulgence

Pour la saint Ravailac, il y a eu un concours d'écartellement. Evidemment !! Un recueil de 19 nouvelles absurdes, cocasses, amusantes qui mettent à la surface les points les plus bizarres de l'âme humaine...
Mais bon, comme dans les films à sketches, il y a du bon et du moins bon, voire du très mauvais. Cela explique les deux étoiles.


Songeant à mon père, par Yan Lianke

A travers différentes anecdotes, différentes chroniques...Yan Lianke retrace une partie des mémoires de sa vie notamment du lien qui l'unissait à son père.
C'est doux, reposant et agréable à lire. Ca change du livre de dessous qui beaucoup, beaucoup plus violent. Ca montre complètement le caractère et la vie quotidienne des paysans chinois. Et leur façon de penser. J'ai passé un bon moment avec ce joli bouquin.


Sueurs froides, par Boileau et Narcejac

Paul demande à Robert de suivre sa femme Madeleine. Robert refuse d'abord, puis finit par accepter. Et ce qui devait arriver arrive: Robert tombe amoureux de Madeleine. Mais Madeleine se suicide en se jetant du haut du clocher d'une église. Robert est malheureux, mais cinq ans plus tard, le hasard fait qu'il croise une femme qui ressemble à Madeleine. Cette femme prétend s'appeler Renée. Robert ne la croit pas.Mais est-elle Madeleine ?
Oui oui, c'est bien le livre qui a servi de support au film d'Hitchcock...


La jambe gauche de Joe Strummer, par Caryl Ferey

Un polard noir, bien noir racontant l'enquète de Mc Cash, ancien policier devenu plus ou moins SDF, du moins en marge de la police et de la société. Une enquète qui nous mène dans les trafics d'enfants, la pédophilie et les querelles de clocher. Tout ce mélange donne un excellent thriller palpitant jusqu'au bout. Mais plein de sang et de personnes prématurément et violemment décédées...


L'échappée, par Valentine Goby

Madeleine est une jeune serveuse dans un hôtel de Rennes. Un de ses clients, Joseph, est un célèbre pianiste. Une belle histoire d'amour se noue entre eux deux. De cette aventure naîtra une petite fille: Anne. Belle histoire n'est-ce pas ?
Seule ombre au tableau: nous sommes en 1941 et Joseph est un officier allemand. Imaginez la suite, les tortures de Madeleine à la libération et les conséquences énormes pour la fillette de ce secret qui n'en sera vite plus un.
Livre poignant, qui laisse des traces. Peut-être un peu long à démarrer, ça traine un peu. Mais c'est une très belle histoire.


Le fait du Prince, par Amélie Nothomb

Olaf vient de mourir dans les bras de Baptiste. Celui-ci, déçu de sa propre vie, décide sur le champ de prendre l'identité du mort. Il s'empare des clés, de la voiture et des papiers du trépassé et va s'installer dans sa maison où vit Madame Olaf.
J'ai dévoré, avalé ça en une soirée. Un vrai plaisir, et surtout le plaisir de lire Amélie Nothomb qui m'avait déçu une première fois.
Malheureusement, la fin semble un peu bâclée, et on reste sur sa faim.


Un secret, par Philippe Grimbert

Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère. Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant. (Evene)


Un grison d'Arcadie, par Pierre Magnan

Pierrot se heurte au cadavre d'un héros de la résistance, un lettre sur papier bleu, qui glisse du portefeuille du mort, doit bien contenir la clef du mystère. Il la glisse sous son bérêt, jusqu'à ce qu'elle fasse éclater la tragédie. Un très bon livre, mais qui n'est pas vraiment une enquète policière. Cette intrigue n'est qu'un prétexte pour montrer la découverte de l'amour par un jeune homme de 16 ans avec une femme bien plus agée. Certaines pages sont d'un érotisme assez bien tourné. Mais bon, c'est pas emmanuelle non plus..


Une vraie boucherie, par Bernard Jannin

La Boucherie Croquard, dans les années 50. Beaucoup de choses burlesques: la mort d'un tueur des abattoirs avec un pistolet pneumatique, une longue bataille de saucisses et de chipolatas sur le marché. Par contre, la fin, inattendue, frise avec le sordide et l'horreur absolue. Livre plutôt banal jusqu'aux vingt dernières pages, mais une fin, bon sang de bois, comme on en voit rarement!!


Le compagnon de voyage, par Curzio Mallaparte

1943, les alliés débarquent en Italie. Calusia, simple soldat, a juré à son Lieutenant de ramener son corps à Naples chez sa mère. Longue traversée de l'Italie au milieu d'un peuple hagard. Une livre court (une centaine de pages), mais fort.


Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, par Mary-Ann Shaffer

Je l'avais acheté il y a quelques mois et il était resté sur ma table de nuit. J'avais essayé de le commencer il y a deux ou trois mois, mais je n'étais pas entré dedans. Vendredi soir, après avoir terminé baisers de cinéma, j'en ai lu quelques pages et c'est bien passé. Et là, impossible de le lâcher avant d'avoir lu la dernière ligne. Délicieux style anglais. Quand on regarde le fond, c'est dur, très dur. La seconde guerre mondiale à Guernesey. Mais toutes ces horreurs passent dans un style tellement doux et reposant. Merci pour ces belles heures de lecture.


Baisers de cinéma, par Eric Fottorino

Gilles Hector est avocat. Mais il est surtout le fils de son père, photographe de cinéma qui a connu les plus grandes vedettes. Gilles vit dans l'ombre de son père, récemment disparu. Une histoire d'amour avec Mayliss, femme mariée et torturée. Une superbe histoire d'amour sous fond de nouvelle vague, de Truffaut et de Godard. Ca se lit comme une fleur et ça laisse un bon goût dans la boiuche.


Into the wild, par Jon Krakauer

A Quiberon, où nous avons passé le week-end, il y avait le DVD de Into the wild. Nous l'avons regardé un soir. J'en ai été bouleversé. Et dans la bibliothèque, il y avait le livre... 300 pages passionnantes qui racontent la vie de Chris Mc Candless, 22 ans, brillant étudiant, qui a tout laissé tomber pour aller faire la route et finir son périple en Alaska, seul, en mangeant le fruit de sa chasse et de ses cueillettes. Ca prend aux tripes, ça fait réfléchir. C'est poignant, magnifique, mais, ça finit mal, hélas.... A la différence du film, on le sait dès le début.


Coups de lame, par Marc Trillard

La Marie-Madeleine est un chalutier ultra-moderne, armé pour la pêche au thon. A bord, cette fois-ci, un jeune garçon, élève vétérinaire que son père a placé sur le bateau pour lui apprendre la vraie vie. Tout est posé. Un jeune pied-tendre au milieu des solitaires de la pêche, alcooliques, violents, amers. Le titre;coup de lame est à double tranchant, si j'ose dire. Un livre passionnant qui nous transporte dans le milieu de la mer, mais également dans le cerveau des marins.


En cas de malheur, par Georges Simenon

Lucien Gobillot est un brillant avocat. Marié à Viviane, il a une maîtresse: Yvette. Mais Yvette a d'autres amants... Sa femme sait qu'il a une maîtresse et lui sait que sa maîtresse a d'autres amants. Chacun l'accepte plus ou moins bien. Les choses se compliquent rapidement. Un excellent Simenon. J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire.


L'amie de Madame Maigret, par Georges Simenon

Un billet anonyme avertit la P. J. parisienne qu'un relieur de la rue de Turrenne (Paris, France) est l'auteur d'un meurtre et qu'il cherche à faire disparaître le cadavre. Le 21 février au soir, le commissaire procède à l'arrestation de Frans Steuvels (quarante-cinq ans), un Belge flamand installé en France depuis vingt-cinq ans. L'homme est marié à Fernande (trente-six ans) et le couple n'a pas d'enfants. Au moment des faits, elle a été appelée d'urgence par télégramme dans sa famille, à Concarneau.


Qui a tué Glenn ?, par Léonie Swann

Merci Renaud, pour le prêt de ce livre adorable. Georges Glenn, berger tranquille dans la campagne irlandaise a été assassiné. La police est bien lente. Aussi les moutons eux-mêmes vont-ils se charger de l'enquête... Le monde des hommes vu par des moutons... Saviez-vous que, sous leur air placide d'animaux broutant, les moutons pensent et parlent, réfléchissent et déduisent écoutent tout ce qui se passe autour d'eux ? Après la lecture de ce livre, vous ne verrez plus jamais un troupeau de moutons du même oeil...


Hans le marin, par Edouard Peisson

Hans Müller est marin à bord d'un porte-container américain. Un soir, le bateau fait escale à Marseille. Là, Hans fait la connaissance de Marcelle, une prostituée d'une vingtaine d'années. Le lendemain matin, il se réveille à l'hopital avec une longue blessure à la cuisse. Que s'est-il passé ? Son bateau appareille et voilà Hans seul à Marseille, sans papiers et avec le souvenir de Marcelle douloureux dans son coeur. Ca se lit vraiment bien. J'ai passé un bon moment avec ce bouquin.


Le train de Bucarest, par Michel Rouan

Comment s'aimer, comment vivre tout simplement sous la dictature des Ceaucescu ? Tereza raconte sa vie, toute simple auc oeur de la Roumanie totalitaire. Pourquoi se rend-elle depiuis des années, tous les matins à la gare de son village, pour voir partir le train de Bucarest ? Une belle histoire truffée de souvenirs historiques grottesques qui étaient le quotidien des roumains. Livre court, mais poignant et dense.


Maigret et le clochard, par Georges Simenon

La police est appelée un matin au bord de la Seine. Un marinier vient de découvrir un homme en train de se noyer dans le fleuve. Son témoignage est important. Qui a jeté ce clochard dans l'eau ? Et d'abord, qui est-il, ce clochard, que tout le monde appelle respectususement Le Toubib ? Un bon maigret où, pour une fois, le mort n'est pas mort...


La révolution française - Tome 2 - Aux armes citoyens, par Max Gallo

Du sang, du sang et encore du sang. Le sang déborde de ce bouquin pour faire la peinture la plus fidèle de ce que fut cette époque, de l'exécution de Louis XVI jusqu'à la fin du Consulat. Sanson a eu du travail... Chacun faisait exécuter ses ennemis, anciens amis, tout en sachant pertinemment que leur tour viendrait. Robespierre apparait bien tel qu'on l'imagine: despote, tyran, nettoyant tout ce qui le gène pour accéder à la place suprème. Parfois trop de sang et de descriptions. J'ai eu une ou deux nuits agitées...


Maigret au Picratt's, par Georges Simenon

Arlette, strip teaseuse de renom au Picratt's se rend à la police pour annoncer le prochain assassinat d'une comtesse. Personne ne la croit. Elle rentre donc chez elle et est retrouvée le lendemain étranglée dans sa chambre. L'enquète se dirige vers un amoureux qu'elle rencontrait depuis quelques jours au cabaret. Fausse piste ? Bonne piste , A vous de lire pour le découvrir.


Une exécution ordinaire, par Marc Dugain

J'ai vu le film, ça m'a donné envie de lire le livre. La première partie correspond au film. La suite donne une image de ce que pouvait être le régime soviétiqaue, le KGB et le cotre espionnage russe. Et puis l'histoire vraie de ce sous-marin qui a coulé au début de ce siècle. Beau livre. Pas toujours facile à lire..


Les vacances de Maigret, par Georges Simenon

Alternance: une heure de boulot, un chapitre. ca détend ! Un très bon Maigret, en vacances aux Sables d'Olonnes qui se trouve un peu désoeuvré du fait de l'hospitalisation de sa femme. Un mot trouvé dans sa poche, puis une mort, puis deux... et voilà notre brillant commissaire en train de résoudre une énigme bien montée, juste pour passer le temps, pour faire la nique à la police du coin et montrer qu'il est le plus fort. Il finira par découvrir la vérité. CQFD...


La disparition d'Odile, par Georges Simenon

Odile, une jeune suisse désoeuvrée de dix-huit ans, quitte le domicile de ses parents à Lausanne. Elle étouffe et souhaite mettre fin à ses jours à Paris. Son frère ainé, Bob, part à sa recherche et va la retrouver. Un joli voyage dans le cerveau d'une jeune des années 60 dont les préoccupations ne sont pas les mêmes qaue celles des jeunes d'aujourd'hui. Il y a un monde entre les deux...


La révolution française. Tome 1 : le peuple et le roi, par Max Gallo

Max Gallo, encore et toujours, qui nous raconte l'histoire en nous scotchant devant un bouquin.
Ce que j'en retire: Louis XVI, le mauvais roi, au mauvais moment, au mauvais endroit. Il aurait pu être un très bon souverain, malgré son caractère oisif et son manque de dynamisme. Malheureusement pour lui, l'époque était bouillonnante et d'autres étaient dynamiques à sa place. Le sol se dérobait sous ses pieds chaque jour. Il a été emporté par une immense vague à laquelle il a été incapable de résister. Je fais un break d'un ou deux bouquins, et j'attrape le second tome, histoire de voir si Robespierre, Danton, Fabre d'Eglantine et Saint Just vont s'en sortir... Il me semble qu'il y a une belle Lucile aussi qui va passer à la guillotine... Lucile Desmoulins, femme de Camille...


Horowitz et mon père, par Alexis Salatko

J'en ai été sûr, dès les premières lignes. Si je mettais le nez dans ce bouquin, je ne le relèverais pas avant d'avoir terminé. Et c'est exactement ce qui s'est passé... On dirait du Pagnol dans les souvenirs d'enfance. C'est délicieux. Ce combat de Dimitri et Vladimir, cette intrusion au coeur d'une famille russe avec la grand-mère impitoyable et général de famille. Un bijou, une merveille. Magnifiquement raconté. Je ne ais pas si c'est réel, mais on aimerait que ça le soit. Merci à l'auteur pour ce bon moment passé avec lui.


La ferme des animaux, par Georges Orwell

Aux alentours de 1930, il s'en passe de belles dans la ferme de Mr Jones. Les animaux se sont un jour révoltés, ont chassé les maîtres et ont instauré une république dans la ferme. Dirigée par les cochons, et surtout par l'un d'eux prénommé Napoléon, la ferme subit toutes les attaques et les désinformations que peut connaître un régime totalitariste naissant.Une effroyable critique de la façon dont une belle idée peut vite devenir le bagne pour les petits qui seront toujours les victimes de ceux qui les dirigent, qui qu'ils soient..


Vel d'hiv, par François Bott

Raymond et Simon sont deux amis, deux bons copains. Le papa de Raymond est concierge au Vel d'Hiv. Tous les deux ont leurs entrées, ils vont y voir leurs idoles de l'époque tourner sur la piste.
Mais voilà, nous sommes en 1942. Et Simon et son père, le Docteur Ségal vont bientôt connaître une autre image du Vel d'Hiv, sous les yeux impuissants de Raymond. Je vous laisse deviner la suite.
Ce n'est pas pleurnichard, ce n'est pas revanchard. C'est juste l'histoire de deux copains, de deux vrais amis. Et le constat de la disparition de l'un d'eux qui laisse l'autre seul.


Le voyageur imprudent, par René Barjavel

Merci Papa de m'avoir tant parlé de ce livre. Tu vois, c'est par des petites choses comme ça que je suis toujours avec toi. Je l'ai lu à tes côtés. Je sentais ton souffle dans mon cou. Je t'entendais me dire: "Tu vois, je te l'avais dit.. Mais attends plus loin, tu vas voir jusqu'où il va..." Mais je le sais déjà où il va, papa, tu me l'as dit 100 fois... Tuer Bonaparte, quelle idée folle...
En tout cas, grâce à ce livre, j'ai passé un bon moment de communion avec toi. Je t'embrasse mon papa chéri. Tu me manques. JM


Le violon d'Auschwitz, par Maria Angels Anglada

Auschwitz, 1944. Sauckel, le commandant du Camp des Trois Rivières exige de Daniel, luthier juif, qu'l fabrique de toutes pièces un violon alto comparable à un Stradivarius. Au milieu des horreurs du camp, Daniel se met au travail.
Superbe livre, digne de Primo Livi ou autres témoins de l'Holocauste.



Un roi sans lendemain, par Christophe Donner

La vraie vie du vrai Louis XVII, roi éphémère et sans lendemain... Hébert, un de ceux qui a voté la mort du roi est l'un des héros de ce livre magnifique. L'auteur du père Duchesne nous explique comment et pourquoi il a maintenu en vie le petit roi. Pourquoi il l'a trimballé de prison en prison, quel a été son vrai rôle pendant la révolution. Je me suis senti vraiment happé par la révolution comme je l'avais été avec la lecture de l'Archange et le procureur de Christophe Bigot l'an dernier, et qui racontait la vie de Camille Desmoulins.
Là, on suit à la fois la vie de Louis XVII, prétexte à la suite de la Révolution et celle de Hébert, son bourreau, qui finira aussi sur l'échafaud. A lire pour les amateurs d'histoire.


La route, par Cormac Mac Carthy

Offert par mon ami Didier pour mon anniversaire. J'ai eu du mal, j'avoue, j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans. Mais une fois lancé... Plus moyen de faire autre chose. Une journée de boulot de gâchée à cause de ce bouquin. De la colle sur les doigts. Impossible de le lâcher...
Une errance, une longue errance dans un monde dévasté par on ne sait quelle catastrophe. Un père et son fils marchent, dorment, avancent vers un avenir forcément sombre. Aucun espoir. Vers quoi marchent-ils ? Une belle histoire d'amour, mais d'un amour désespéré, sans lendemain et forcément voué à la mort.
Un seul espoir: la mort de la Mort. Quand il n'y aura plus de vie, elle ne saura plus quoi faire. Prix Pulitzer 2007. Magnifique. superbe. Merci Didier...


L'idiot du village, par Patrick Rambaud

Vous avez déjà lu Le voyageur imprudent, de Barjavel ? Un type qui a découvert une machine à remonter le temps et qui va dans le passé tenter de changer le cours de l'histoire en assassinant Napoléon quand il n'était que jeune lieutenant ? Hé bien, c'est un peu le même principe, sauf que son personnage ne touche à rien. Se retrouve dans le passé et utilise ce qu'il sait de son siècle pour prédire l'avenir. Lu en une seule soirée. Impossible de s'arrêter. Vraiment un bon moment passé. Livre à conseiller, sans aucun doute.


Maigret et l'homme du banc, par Georges Simenon

Ca commençait plutôt bien. Un mystère bien entretenu, un type avec une double vie. Bien ficelé, bien écrit, bien intéressant. Je me suis régalé pendant les trois quarts du bouquin. Mais comme Simenon l'écrit lui-même plusieurs fois, Maigret patinait, l'enquête n'avançait pas. Et j'ai bien l'impression que c'est Simenon lui-même qui ne savait pas comment finir son bouquin. Il nous sort un Marco d'on ne sait où dans les deux dernières pages... Rt hop, c'est lui le coupable, c'est ficelé...
C'est un peu court jeune homme.....
Manque d'inspiration flagrant sur la fin. Dommage..


Soleil noir, par Gilles Leroy

Un western varois, titre l'express... En attendant, en une cinquantaine de pages, j'ai déjà découvert Nadia, sortant de prison et à la recherche de son fils, Victoire, tenanicière de motel le long de la route, Anicette, médecin de campagne obèse qui se soucie de ses problèmes poids et Marco, le protégé d'Anicette, vivant seul dans un mas provençal paumé dans la montagne... Très sympa comme bouquin, mais bon, pas un chef d'oeuvre non plus...


Les vieux de la vieille, par René Fallet

Un vrai plaisir ! Entrez dans le monde des alcooliques, des vieux paysans désoeuvrés. Trois anciens décident de quitter leur village pour aller finir leurs jours à Gouyette, une maison de retraite où on a droit à un litre de pinard par repas et à une chopine après le café.Chemin faisaint, ils rencontrent des raisons de boire et de reparler de la guerre de 14, entre autres. Je me marre tout fort en le lisant. Dans le dernier quart, les retrouvailles avec Catherine et les souvenirs de jeunesse sont un véritable régal. Un festin pour les yeux...


Maigret en meublé, par Georges Simenon

Celui-là, c'est un bon. Un très bon. Un excellent, même !! Une véritable enquête de Maigret qui s'installe sur le terrain pour savoir qui a tenté de tuer l'inspecteur Janvier et pourquoi. Beaucoup de vin blanc et de bière. Décidément, Maigret était un sacré picolo !!! Une très longue et très belle enquête qui nous permet de conaître un peu plus l'univers des meublés des années 50. Univers qui a disparu aujourd'hui.


Le dromadaire de Bonaparte, par Tassadit Imache

.Voilà un livre que j''ai lu, un matin, après une nuit d'insomnie.
Le titre m'avait bien plu. Surtout à cause de Bonaparte, de la photo de violoncelle. La quatrième de couverture m'avait bien attiré aussi au moment où je l'avais choisi pour le mettre dans ma liste de 2010.
Mais, au contraire de "La menace" lu juste précédemment, c'est un livre où il ne se passe rien. Ça cause, comme dans un salon, ça remonte des souvenirs d'une famille de sept sœurs aux noms de fleurs, mais on s'ennuie ferme, comme dans ces salons où les gens discutent sans sujet précis vraiment. Si,j'exagère. Au début du chapitre 8, Jasmine prend son violoncelle. Ah! Il va se passer quelque chose... Et puis dix lignes plus loin, elle repose l'archet et range l'instrument dans son étui. Raté !
Voilà, après la page 121, j'ai reposé le livre sans avoir ressenti le moindre tressaillement de plaisir.


La menace, par Yann Queffélec

Charlie est un petit garçon orphelin. Après neuf ans d'"institution", le voilà confié à une famille en vue d'être adopté. Une famille simple. Avec un fils: Eric. Mais ce Eric est le chef du groupe Zyklon, le groupe néo-nazi de la ville. Il déteste les noirs et fait subir à Charlie les pires sévices. Une ambiance de violence dans la ville et dans la famille. une famille qui ne veut pas savoir, qui se cache les yeux et qui traite Charlie de menteur.
Et l'épilogue est encore plus terrible que le récit.
C'est un petit livre par la taille et le nombre de pages, mais un grand, un immense livre par ce qu'il contient.


Maigret et Monsieur Charles, par Georges Simenon

Simenon à la suite, ça fait un peu beaucoup. Faut chager de temps en temps, mais voilà, c'est tombé comme ça !
Beaucoup d'alcool dans celui-là: de la prunelle, du pastis,du vin blanc, du Calvados, et surtout du Cognac, beaucoup de Cognac, des litres de Cognac, bu à même la bouteille. Mais ce n'est pas notre ami Jules qui descend ce Cognac (et pourtant, il ne suce pas que de la glace comme on dit!). Qui alors ??? Empruntez moi le live et vous verrez...
A noter pour les puristes qu'il s'agit là du dernier roman écrit par Georges Simenon. 6 mois après la parution de ce volume, il annonçait qu'il n'était plus romancier, mais sans profession. Le suivant était prêt, il se serait appelé "Victor" mais Simenon ne l'a pas mené à terme et en a détruit les premières pages qu'il avait écrites.


Le Président, par Georges Simenon

Augustin a 82 ans. C'est un vieil homme retiré en Normandie qui mène une vie tranquille. Pourtant, il a été l'un des hommes les plus puissants de France. 8 fois Président du Conseil. Et ce matin, il apprend par Paris-Inter que Philippe Chalamont, son ancien secrétaire, est pressenti pour devenir le prochain Président du Conseil. Or, caché dans sa bibliothèque, Augustin détient une lettre de Chalamont, une lettre qui pourrait le briser.
Du bon, du très bon Simenon. Un bon moment passé dans l'antichambre d'un premier ministre


Maigret et la grande perche, par Georges Simenon

Lors d'un cambriolage dont il a l'habitude, Alfred le Triste a été dérangé... par un cadavre. C'est Ernestine, sa femme qui vient le dire à Maigret. L'enquète le mène rapidement chez le docteur Serre, dentiste à Neuilly.
Un très bon Maigret. Je me souviens l'avoir vu à la télé...


A ce soir, par Laure Adler

Rémi. Tel était le prénom du petit bébé de Laure Adler. Tout au long de ce livre, elle raconte son parcours personnel durant la maladie, puis le décès de ce petit bébé. Très touchant, très émouvant. Lourd, très lourd, mais beau, très beau. Une sorte de thérapie. Ecrire pour se raconter à soi-même d'abord, puis pour faire partager.


Un si joli village, par Denis Humbert

Un matin d'été, le facteur du village de Fontsagnes, en Auvergne, distribue quatre enveloppes dont les noms et adresses sont écrits avec des coupures de journaux. Quatre lettres anonymes qui vont faire se réveiller les souvenirs et les haines dans un village qui paraissait jusque là bien paisible. Bof, pas terrible. Le style est essentiellement descriptif. Beaucoup de longueurs pour une histoire qui tient debout néanmoins. Bon, pas beaucoup de plaisir à lire ce livre. Il ne fera pas partie de ceux que je recommanderai chaudement.


La place, par Annie Erneaux

Nouvelle diplômée de l'École Normale, l'auteur se rappelle de la vie de son père, tenancier de café dans un petit village. Ce livre retrace les années noires, les années plus douces et la longue agonie de son père vers la mort. Touchant, émouvant, plein de phrases et d'images-choc. Un bon livre pour commencer l'année.
Ce livre a obtenu le Prix Renaudot en 1984.


 

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