ma pile de 2016, haute de 43 livres.

Les crimes bleus, par Enrique Laso

Deux cadavres dans une lagune.
Un agent spécial du FBI très prometteur.
Un crime commis il y a près de vingt ans.
Un mystère qui vous emporte.
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Un excellent polar américain. FBI, Shérifs, cadavres, tueurs en série qui vous prendra le cerveau jusqu'à la fin..... ou presque, car, petite ombre, j'avais deviné qui était le tueur. Donc, pas en haleine jusqu'au bout du bout.. Dommage !!


Le tueur sans nom Episode 1, par Karine Carville

Des familles entières sont assassinées dans la région parisienne et les flics sont sur les dents. Aucun lien ne semble les relier les unes aux autres, si ce n’est la façon particulière dont le tueur se débarrasse des enfants. Très vite, le lieutenant Karen Spergo soupçonne que l’enfance du psychopathe est liée à ces crimes horribles, mais parviendra-t-elle à lire son histoire dans le sang qu’il laisse derrière lui ?"
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Agréable à lire, mais ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. La fin traine un peu... et puis bon...
Simplement parce que l'auteur a eu l'idée de vendre son livre en 4 tomes de 60 pages environ. Et à mon avis, trois auraient suffi. Donc des longueurs. L'appat du gain a nui à la qualité.


Robe de marié, par Pierre Lemaitre

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir.
Haletant, comme Alex. une seule idée en tête pendant la journée: revenir du boulot pour reprendre la lecture... Un thriller comme je les aime dont le titre ne prend son sens qu'à la toute dernière page.....


Les quinze premières vies d'Harry August, par Claire North

Harry August est un mnémonique, c'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il meurt, c'est pour renaitre à la même époque et dans la même famille. Comme tout le monde (!), nous dirait l'auteur, sauf qu'en tant que mnémonique, Harry se souvient de ses vies antérieures. Plus surprenant encore, il n'est pas le seul.

De l'uchronie, du fantastique, comme je l'aime. Un peu sur le canevas de Replay, mais en plus fantastique... Se souvenant de ses vies antérieures, Harry a une quête, une mission à accomplir. Et plusieurs vies lui seront nécessaires pour en venir à bout. Excellent jusqu'à la dernière page


L'île des enfants perdus, par Yannick Gloaguen

1959 - un corps est repêché en mer.
De nos jours, un squelette est découvert dans un chantier de fouilles archéologiques sur la petite île d'Enez Vihan. Cette île inhabitée est la petite soeur d'Enez Vras où vit retirée une population âgée.
Le commissaire Le Bleiz et ses adjoints vont enquêter sur ces îles désolées au milieu de personnages inquiétants ou attachants.
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L'univers de Yannick Gloaguen est unique et passionnant. On y plonge et on y reste. Ma Bretagne (et la sienne) est présente pour mon plus grand bonheur. Le Bleiz, on commence à s'y habituer. Je me demande bien dans quel univers, toujours celte évidemment, Yannick va nous mener pour son cinquième opus...
En tout cas, celui-ci est un excellent polar, comme on les aime.


Gecko, par John Renmann

Guadeloupe. Ville de Pointe-à-Pitre. Le jour se lève sur la place de la victoire, révélant un corps atrocement mutilé . L'esquisse d'un mystérieux lézard tracé avec le propre sang de la victime s’exhibe sur les pavés du site. Très vite, l’île est le théâtre de meurtres perpétrés par ce qui se révèle être une créature ayant l'aspect d’un chien monstrueux. À chacune des tueries, l’horrible signature écarlate est omniprésente : un gecko dont on dit qu'il est de mauvais augure. Les inspecteurs Nicolas Rousseau et Marie Kancel se lancent dans une enquête où sorcellerie et croyances populaires vont se mêler.

Ah oui, si vous êtes adeptes de sorcellerie, vous allez être gâtés. Des rebondissements, des sorts jetés, des trucs maléfiques jonchent ce livre superbement écrit qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout. Moi habituellement, les sortilèges, ce n'est pas trop mon truc, mais je dois bien avouer que je me suis laissé entortiller par la queue de ce gecko et qu'il tient ferme... jusqu'à la fermeture du livre......


Un jeu... deux dames, par Audrey Vaillantain

Tout commence lorsque la jeune narratrice rencontre la célèbre Madame Fawlett, de vingt ans son aînée. Bien vite, celle-ci se retrouve embarquée dans l’univers singulier de cette femme de pouvoir qui se révèle être aussi une habile calculatrice…."folle, follette...Fawlett".
Le doux rêve de la jeune trentenaire, admirative de cette créature en apparence si sûre d’elle, ne tarde pas à tourner en une descente aux enfers plus que troublante pour le lecteur qui oscille entre jeu de dames et manipulation psychologique.

Madame Fawlette est... et puis non, découvrez la vous même... Un mélange d'Alice Sapritch, d'Arletty et de bourgeoise du XIXeme... Complètement déconnectée de la réalité et qui n'a qu'une ambition pour sa secrétaire...
Mais lisez le, dévorez le, vous ne serez pas déçus...


Le silence de la Madone, par Corinne Cétou

Marquée par l’histoire d’amour mouvementée qui lui a donné naissance et fascinée par son père, Corinne, une jeune femme libre, n’aime que les hommes qui ont trente ans de plus qu’elle et qui possèdent le pouvoir. Mais le destin l’attend au tournant. Cette histoire de famille incroyable et peu convenable conduit à réfléchir sur le poids des convenances.

Maintenant qu'elle "Cétou" de son histoire (ou presque car il reste une ombre à la fin), Corinne a décidé de nous la livrer. Une histoire de famille qui, si elle est vraie, sera un trésor pour ses descendants lorsqu'ils en prendront connaissance. Comme je l'ai lu dans un commentaire, il faut parfois prendre des notes pour suivre qui est qui, qui il était avant et qui il est devenu maintenant...
Merci à Corinne de sa franchise, de son honnêteté.
C'était un bonheur que de lire ce livre, en peu d'heures franchement, tant on veut connaître la suite.


Le foulard de l'imposture, par Gabrielle Desabers

En guise de commentaire, je vous colle le mail que je viens de poster à l'auteur.

Bonjour Gabrielle,

J'ai terminé tard dans la nuit votre roman "Le foulard de l'imposture". Je l'ai vraiment beaucoup aimé. D'autant qu'en le commençant, et même au fil des cent premières pages, je ne m'attendais pas à vivre l'émotion que j'ai vécue à la fin de l'histoire.
Des personnages attachants et simples, des paysages superbes, de l'Algérie que je ne connais pas à ma Bretagne que je connais par coeur.
Et puis mon beau père, Alzhemer profond qui ne nous parle que de l'Algérie et de sa guerre. De son arrivée à son départ...28 mois arrachés à sa vie et qui semblent être les plus importants, du moins ceux qui ont marqué son existence au point que ces images sont les seules qui restent claires dans la bouille infâme qu'est devenue sa mémoire.
Merci pour ce beau livre que j'ai adoré et, comme je l'ai écrit dans mon commentaire sur Amazon, qui a été un édulcorant pour Alex, de Pierre Le maitre que je lisais en même temps. Autant Alex était cruel, sans pitié, implacable, sanguinolant et plein de vengeance froide, autant votre livre était doux, sucré sans pour autant être mièvre et sombrer dans le dégoulinant de bons sentiments... Juste ce qu'il faut.
Un petit bémol cependant: le titre. A l'époque que nous vivons, avec la bagarre du foulard, du burkini et de l'slam radical, je trouve le titre un peu racoleur et un peu mal choisi par rapport à la belle histoire qu'il renferme... Il n'est que peu question du foulard dans ce livre...
Merci en tout cas pour ce beau moment de lecture.
Bien cordialement


Alex, par Pierre Lemaitre

Nom d'une pipe de nom d'une pipe... En voilà un bon de chez bon...
Moi qui en étais juste resté à Au-revoir là-haut, je ne connaissais pas ce côté de Pierre Lemaitre.
Lorsqu'après avoir fini un livre, vous relisez un chapitre bien antérieur, c'est que c'est un bon... Quoi ? Ah bon ? J'ai dû rater quelque chose alors... POurtant il me semblait bien.. Attends.. Oh oui bordel... C'est drolement bien ficelé nom d'une pipe...
Merci Monsieur Lemaitre; on se reverra dans un autre livre...


Le fantôme de l'opéra, par Gaston Leroux

Un classique parmi les classiques...

Des événements étranges ont lieu à l'Opéra : le grand lustre s'effondre pendant une représentation, un machiniste est retrouvé pendu. La direction doit se rendre à l'évidence : un fantôme ou un homme machiavélique hante le théâtre. Certains affirment avoir vu le visage déformé de cet être qui ne semblerait pas être humain. Peu après, les directeurs de l'Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d'un certain « Fantôme de l'Opéra » qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée.


Elena Mar, par Lydie Lefevre

Une pincée d'amis, un zeste de champagne, une mesure de musique, le tout mélangé dans un cadre festif.
Seraient-ce les ingrédients nécessaires à la recette d'Éléna Mar pour oublier l'échec de son mariage ?
Humour et délires à gogo, servis sur un plateau !

L'été arrive. Voici un petit livre sympa à lire en vacances. Pas de prise de tête, il n'y a qu'à se laisser aller au fil de l'eau pour arriver doucement au dénouement inattendu.


Nicotine, par Didier Fedou

Patrick arrête de fumer. Près de craquer, il va sur le balcon pour allumer une sèche quand.... un cri...
Les insectes attaquent. Des gros frelons. Et ils attaquent.... les fumeurs...

Bien mené, bien écrit. Un bon moment.


Orisha song, par Azel Bury

Je viens juste de terminer. C'est encore tout chaud. Il me faut du temps pour me remettre. Impossible de démarrer autre chose ce soir. Il faut digérer.
Digérer cette vue du Brésil que tout le monde se cache.
Sortir des femmes plantureuses et souriantes aux gros seins qui dansent la samba mais qui cachent une misère incommensurable.
Digérer cette misère et cette pauvreté des favelas et des petites villes du Brésil profond.
Merci à Irma et Adriel de nous avoir emmenés là-bas, à la découverte des rites religieux d'un autre âge, d’un autre siècle.
Merci à ceux qui les ont accueillis là bas pour les aider à enquêter et pour nous aider à comprendre.
Merci à Azel Bury d'avoir écrit ce beau livre qui nous emmène loin, loin de notre canapé.
Et, en refermant le livre, on est tout surpris de se retrouver dans notre univers de coton tellement sa plume nous a emmenés à mille lieues de chez nous

Lisez Orisha Song. Mais si vous voulez un petit conseil, lisez d’abord La Baie des morts Deux Azel Bury ça ne fait pas de mal et puis ça vous fera comprendre certaines choses…;-)
Et.... Vivement le troisième... Au boulot Madame Bury !!


34, par Laurent Cruel

Monsieur Solis mène une petite vie bien rangée. Chaque matin, il ouvre sa librairie, sort une chaise devant sa boutique et s’installe confortablement pour lire toute la journée.

S’il choisit toujours ses lectures avec un soin tout particulier, ce jour-là, son instinct le pousse vers un livre inconnu dont il n’a jamais entendu parler.

J'adore les nouvelles. Et celle la est pleine de poésie et de douceur.
Merci de ce bon moment de lecture.


La compagnie des livres, par Pascale Rault-Delmas

Annie est fille de médecin et habite à Paris, tandis que Michel est fils de fermier et vit en Auvergne, mais ils ont un point commun : ils sont tous les deux passionnés de lecture. Des événements tragiques vont amener leurs routes à se croiser, et malgré leur différence sociale, les destins de leurs familles vont s'entremêler. Grâce au grand-père d'Annie, libraire au quartier latin, ils vont finir par se rencontrer.

Merci de cette belle lecture, de cette tranche d'époque des années 60 et 70 que j'ai vécues, enfant.
Le féminisme, moi 68, l'avortement la drogue. .. beaucoup de sujets de société bien décrits dans leur contexte. Une brochette de personnages et de situations qui nous tiennent en haleine tout au long du livre..
Merci Pascale pour ce bon moment que je conseille vivement. ..


Oraison pour une ile, par Lynda Guillemaud

Une femme, un homme. Une île.
Pas déserte, mais presque. Pas paradisiaque, mais quelque part entre ciel et mer. Bréhat la secrète ne se révèle qu'à ceux qui veulent bien la regarder avec leurs yeux d'amants.
Caroline y échoue avec son mal-être dans la maison d'hôte de Cordélia. Or, à Bréhat, il n'y a rien, ou presque. Rien que des rochers, des fleurs, une atmosphère atemporelle. Des couchers de soleil, des balades labyrinthiques, des croix de granit perdues au détour des sentiers changeants. Et la mer, omniprésente.

Superbe romance qui m'a permis de retrouver bréhat Omniprésente.
Hisoire complètement différente du roman précédent de Lynda Guillemaud.
L'écriture est belle, poétique et agréable, comme d'habitude.


Au clair de l'aube, par Didier Fedou

Lors du grand chantier d'entretien d'un barrage hydroélectrique, un village englouti par le lac artificiel revient à l'air libre. Ne résistant pas à l'envie de l'explorer, Roland y découvre un vieux tableau, enfermé dans une chambre du presbytère. Il le ramène chez lui. Un chouette souvenir...
À la nuit tombée, on entend de drôles de bruits, des gens rodent dans le noir. Et bientôt le village bascule en enfer...
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¨Pas une merveille, mais un bon moment passé à lire. Original. L'idée est très bonne. UN oeu court, le livre aurait mérité un plus long développement.


Deux Zéros et demi, par Guillaume Lecler

La mythologie réécrite par Guillaume Lecler, du moins un épisode moins connu que les autres.
Des personnages dont on a peu entendu parler pendant nos études sérieuses. (Et Thamer, elle a fait des études ??)
Des Dieux, des magiciens, des voleurs, des ducs et des barons.
Des escrocs aussi. Une danseuse des 10 voiles. Des tours sombres, des corbeaux, une ambiance sordide parfois.
Des noms qui vont très bien aux personnages, des jeux de mots super bien trouvés. Même qu'à mon avis, les traductions en allemand, en yiddish, en moldave et en serbo-croate dont m'a entretenu l'auteur vont beaucoup y perdre. Ou alors ça va être dur...
C'est super bien écrit, super imaginatif, super captivant. Super quoi...
Parfois on se dit que les auteurs qui ont écrit la mythologie devaient quand même avoir un pet au casque. Imaginer des chiens à trois têtes, des hydres aux têtes qui repoussent, des mecs qui se font bouffer le foie tous les jours, des rochers à rouler toute sa vie ou des personnes nées de la cuisse d'une autre, faut quand même fumer pas mal la moquette.. Quand même..
Hé bien Guillaume, lui, il est sobre et il a inventé tout plein de trucs qui vous feront hurler. Moi, perso,, j'ai bien rigolé, tout seul devant mon bouquin...
Allez, 5 étoiles, c'est le moins que je puisse faire pour les heures de lecture que je viens de terminer !!
Et j'attends le prochain...


Otage de ma mémoire, par Marilyse Trécourt

En se réveillant ce matin-là, tous ses souvenirs ont disparu. Sa voix également. Qui est-elle ? Pourquoi personne ne s’inquiète-t-il de son absence ? Quelles sont les réelles motivations de ceux qui prétendent l’aider ? Et surtout, pourquoi l’éventualité de retrouver la mémoire l’effraie-t-elle autant ?

Incroyable histoire menée tambour battant par Marilyse Trécourt au mieux de sa forme.
Même fatigué le soir, vous ne pourrez pas le lâcher.
Le rythme est rapide et irréprochable, l'histoire est bien ficelée, les personnages crédibles et les situations parfaitement étudiées.
On sent une documentation soignée en amont sur les différents symptômes de l'amnésie et ses traitements.
A la fois thriller et drame psychologique, ce livre m'a fait passer un excellent moment de lecture.
J'ai vraiment beaucoup aimé et vais de ce pas télécharger un autre livre de cette auteur de talent.


L'héritage de Tata Lucie, par Philippe Saimbert

Tata Lucie est une emmerdeuse. De son vivant ce n’était pas une sainte mais, une fois morte, elle se surpasse pour pourrir la vie de sa famille. Le testament est clair : pour toucher l'héritage, ses neveux doivent s’installer avec toute leur famille dans la maison de la défunte. Et ce n’est pas un palais ! Tata Lucie leur a réservé une autre surprise, une sorte de chasse au trésor rocambolesque, les pieds dans la boue. Bienvenue à la campagne !

Elle m'a fait bien rigoler. Un excellent moment de lecture dans cette maison du Béarn. Le portrait de la tante est délicieux à souhait et la quète de l'héritage des plus agréables. Des descriptions accrochantes et des personnages hauts en couleurs. Bref, un bon livre que je conseille à celles et ceux qui veulent passer un bon moment.


La guerre des millions, par Paul Ivoire

Un commercial parisien gagne le jackpot de l’Euro Millions… grâce à un SDF. Il va chercher à le remercier par tous les moyens possibles. Mais le passé de son bienfaiteur n’est pas forcément celui qu’il imagine.

Merci pour ce bon moment de lecture bien agréable, cher confrère de chez Librinova!
J'ai passé un très bon moment. Intrigue originale et personnages touchants..
C'est parfois un peu gros, peu crédible mais qu'importe, on se laisse prendre..


Le vent des lumières, par Lynda Guillemaud

"Bretagne, 1778. Pour échapper à la vie monotone que sa mère lui destine, une jeune aristocrate s'enfuit, déguisée en garçon, à bord d'un bateau de commerce, alors que la France vient de s'engager dans la guerre d'indépendance américaine. Sa rencontre avec le duc de Flogeac, riche armateur bordelais qui s'éprend d'elle, va changer sa vie."

Eléonore, elle ose tout, elle fait tout... J'ai adoré la suivre partout où elle a mis le pied. J'ai retrouvé des tonnes de choses passionnantes. En plus des aventures d'Eléonore que l'on suit avec ferveur, on redécouvre le vieux Bordeaux, le vieux Lorient, le Paris de l'ancien Régime. Eléonore a sa place à Versailles, mais pas trop, juste comme j'aime.
Je n'ose imaginer le nombre d'heures de recherches et de documentations, les livres avalés, les sites internet scrutés à fond.
J'imagine les yeux qui brûlent, les litres de café ou autres excitants, les heures au clavier pour rassembler autant de petits détails, jusqu'à la météo du jour; On comprend la révolution, on comprend la vie à la cour ou dans les campagnes, les rapports entre les différentes couches sociales.
Le tout en 539 pages !!! Il y en aurait eu mille de plus, je les aurais avalées. Même pas peur !!!
6 étoiles, ça n'existe pas ? Dommage...


Mémorial Tour, par Chris Simon

Un couple sans histoire part en voyage organisé, une surprise que fait Patrice à sa femme Hélène.
Un matin, deux hommes viennent les chercher. Dans le véhicule qui les emmène jusqu’au lieu de départ, ils font la connaissance d’un couple plus jeune.

Un voyage au bout de l'enfer. Je ne vous en dis pas plus. Un voyage qui vous donnera des frissons rétrospectifs. Comment cela a-t-il été possible ? Un récit sur les camps de la mort par une auteur qui ne l'a pas vécu, mais qui en parle avec tellement de force.
Un récit qui vous laissera avec plus de questions que de réponses.
On ne sort pas indemne d'un tel livre. On y laisse forcément des pensées, des réflexions, des interrogations.
Mais surtout un grand respect et un silence admiratif pour celles et ceux qui ont subi ce voyage sans retour.... en vrai...


La puriste, par Catherine Choupin

Neuf professeurs de lettres ou de philosophie des prestigieuses classes préparatoires parisiennes meurent en quelques mois. Philippe Chardon, commissaire de police et ancien élève de l'une de ces "prépas", enquête discrètement sur ces morts en apparence naturelles. Sa curiosité autour de cette affaire est aiguisée lorsqu'elle lui donne l'occasion de revoir la belle Marianne Detours, le professeur de lettres qu’il aimait secrètement lorsqu'il était son élève.

Voici le deuxième roman de Catherine Choupin que je lis en deux semaines et force est de constater qu'elle a encore mis dans le mille.Une belle pelote d'intrigues qui se dénoue au fur et à mesure et pas seulement dans les dernières pages.
Ajoutez à cela une belle histoire d'amour et un langage parfait et vous obtiendrez un policier bien agréable à lire et que vous aurez du mal à reposer sur votre table de nuit, près de votre verre de lait chaud sans avoir lu la dernière page.


Crime a Amsterdam, par Murièle Lucie Clément

Un serial killer sévit dans le quartier du Transvaal. Est-il un des habitants ? Un homme ? Une femme ? Et s’ils étaient plusieurs ! Les gens s’affolent.
Un matin, le corps de Sarah est découvert le long du canal la peau lacérée de croix gammées. Quelques jours plus tard, c’est celui de Carl qui est retrouvé attaché au mémorial. Ses pieds sont nus, la plante écorchée. Lui aussi a des croix gammée sur le corps. Puis, une série d’empoisonnements vient semer la panique parmi la population du quartier auparavant si tranquille.

Intéressant de voir une histoire travaillée en même temps par la victime et par les policiers qui mènent l'enquête. Bien écrit, bien documenté. Un peu de longueurs parfois, je trouve, mais c'est un avis perso...


La baie des morts, par Azel Bury

Cruden Bay, 1012 : Olderik se meurt, trahi par les siens. Mille ans plus tard, Irma et Adriel, journalistes dans une émission TV sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l'Écosse pour élucider les phénomènes étranges: un petit garçon est hanté par le fantôme d'une petite fille, Betty, et par l'esprit d'un Viking. Nos amis ont quinze jours pour faire une émission et élucider bien des mystères. Car Cruden Bay, c'est la Baie des morts...

Merci à Irma et Adriel pour ce beau voyage en Ecosse. Merci pour votre bonne humeur et votre complicité réciproque. Merci pour les beaux paysages, pour les belles descriptions de personnages.
Merci pour les sueurs dans le dos, pour les fantômes de notre enfance qui prennent forme et vie sous la plume de votre auteure.
Merci pour Betty à laquelle on s'attache vite.
Et merci surtout à Azel pour avoir écrit ce beau roman que j'ai dévoré en deux jours.
Et que vivent les auteurs indépendants...


Plus personne ne se moquera de toi, par Catherine Choupin

Une romancière méconnue découvre une application extraordinaire de son nouvel iPhone, qui la projette quarante ans plus tard. Elle retrouve régulièrement un jeune admirateur, « l’ange de l’avenir », qui lui montre le destin incroyable de son œuvre. Cette vision bouleverse sa vie artistique et sentimentale.

Que penser lorsque vous êtes écrivain sans succès et qu'un homme surgi de nulle part vous annonce que votre tombe est visitée chaque jour par des milliers de personnes, qu'une thèse est en train d'être écrite sur votre oeuvre et qu'elle sera exposée dans le musée qui se trouve dans la maison dans laquelle vous habitez en ce moment ? Ca chamboule un peu non ? Voyez vous alors la vie de la même façon ? Et ce que vous écrivez ? Comment allez vous réagir ? Ecrire encore plus pour votre postérité, ne rien faire de plus parce que le destin est tracé ? Comment allez-vous vous comporter avec vos proches ?
En voilà des questions existentielles... Catherine Choupin tente d'y répondre avec talent. Elle pose aussi très justement la place de l'écrivain dans la société, au sein de sa propre famille et le rapport qu'il entretient avec ses héros.
Un bon livre qui se lit rapidement, facilement, qui répond à certines questions et en laisse d'autre en suspens... A vous de réfléchir, elle ne va pas tout faire à votre place !




L'involontaire résurection de Marie-Charlotte, par Violaine Biaux

Marie-Charlotte finit tranquillement ses jours dans son château du Loir et Cher, entourée de ses chères amies et de ses domestiques.
Elle attend que Dieu la rappelle à Lui afin de pouvoir enfin rejoindre son tendre époux, Jean-Eudes, au Paradis.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu...
Saint-Pierre s'avère corruptible et Marie-Charlotte est donc renvoyée sur Terre à l'insu de son plein gré.
Elle revient d'où elle vient (ou presque) et découvre ce que sont la fraternité, l'amour, l'amitié, la tolérance, la précarité...

Passer du rire aux larmes, du grand guignol à la boule dans la gorge, voilà le secret d'un bon livre. On rit (beaucoup), on se délecte des situations qui font penser à la vie est un long fleuve tranquille, mais comme dans un double effet Kiss cool, on sent une deuxième couche sous-jacente. une couche de tendresse, d'amour, de respect. Un très très beau livre qui m'a donné beaucoup de plaisir.
Les indés ont du talent décidément...


Crêpe Suzette, par Fred Kassak

L’humour noir et dévastateur Fred Kassak est toujours sur le menu de ce grand classique français, entre la fiction et le policier vaudeville. Ah, la gloire littéraire, Norbert a fait le premier pas en étant beau comme un dieu, la deuxième en écrivant une pièce de théâtre. Il restait à trouver un sponsor. Tâche difficile, sinon surhumaine, mais Norbert est un jeune homme plein de ressources.

La quête du meurtre parfait. Mais malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Malgré un scénario parfaitement conçu, un grain de sable va empêcher l'impunité.
Un livre bien agréable, même si ce genre de noir des années soixante semble avoir un tant soit peu vieilli... Ca fait penser au 5 dernières minutes. Je ne connaissais pas Kassak, j'y reviendrai...


Les aventures de Edgar Nelson, par Franck Driancourt

Découvert complètement par hasard sur Twitter un dimanche soir. J'ai cliqué, j'ai téléchargé et j'ai été transporté dans l'univers d'Edgar et de Tom Sawyer.
Que du bonheur. Par malheur, lundi et mardi, il a fallu que je travaille dans la journée et que j'abandonne temporairement le Mississippi, mais pour y revenir avec entrain le soir. On retrouve tous les personnages de notre enfance (Tom, Huck, Beckye, ...), chacun avec un nouveau rôle, mais qu colle parfaitement à son caractère original. Tout se petit monde est mêlé à une enquête. C'est super bien fait, super vivant.
Une réussite qui vaut largement 5 étoiles !!!
200 pages de pur bonheur pour 0.99€... Que demander de plus ?


Cactus orchidée, par Emma Casanove

Zoé pense trop. Travaille trop. Est toujours dans l’excès.
Zoé vit, Zoé sourit.
Pourtant... Une blessure étouffée, réduite au silence, dont elle ignore tout, qui va se réveiller brutalement, à la faveur d’une rencontre inattendue.
Et la voilà emportée dans un tourbillon incontrôlable. Excessif. Passionnel.

J'ai bien aimé, même si on se doute dès le début de ce qui va se passer. Le ton est rapide, enjoué et agréable à lire dans l'ensemble. Petit bémol: parfois trop narratif. Je me demande s'il n'aurait pas fallu l'écrire à la première personne, avec un peu plus de dialogues...
Un bon moment de lecture.


Quelques nouvelles terrifiantes, par Gaston Leroux

Des histoires horribles, plus horribles les unes que les autres, par le créateur de Rouletabille, du Fantôme de l'opéra et de Chéri Bibi...

J'ai passé un très bon moment dans ces histoires de fin du XIX°,même si certaines histoires ont un peu vieilli.Le ton est plaisant,ça se lit très bien, et une histoire commencée est une histoire finie, tellement on entre vite dans le sujet


Claude Gueux, par Victor Hugo

Un petit bouquin de Victor Hugo pour montrer, une première fois, avant les misérables, la condition sociale de la France. pour avoir volé du pain pour sa femme et son enfant, Claude Gueux est emprisonné. A Clerveaux, il va faire la connaissance de l'injustice, du harcèlement et des mauvais traitements. Qui font le conduire au meurtre et à la guillotine.
Un très beau livre d'une trentaine de pages qui laisse présager la naissance des Misérables.


Tête d'ampoule, par Laure Malaprade

Julie est une petite fille surdouée, qui fait son entrée en sixième à seulement neuf ans. Sa différence attire l’intérêt mais elle se heurte à l’incompréhension de ses camarades. Les petites réflexions se changent bientôt en harcèlement…

Un roman pur la jeunesse qui parle des enfants surdoués. Sympa, facilement compréhensible pour les enfants. C'est une gentille mise en scène destinée à faire comprendre aux enfants et aux enseignants les problèmes inhérents à la douance.


Hiver, par Mons Kallentoft

Mardi 31 janvier, 7h22 du matin, il fait encore nuit à Ostergötland. Ce mois de février est l’un des plus froids qu’on ait connu en Suède. Ce matin-là, la jeune Malin Fors et ses collègues de la Criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, attaché à une branche d’arbre, une corde autour du cou. Qui est cet homme ? Comment a-t-il fait pour se pendre ainsi ? Meurtre ? Suicide ? D’où viennent les blessures qui recouvrent son corps ?

Oups, je n'avais pas encore lu de Kallentoft, mais ça décoiffe. Ca change de Wallander ou de Indridason que je lisais jusqu'à présent dans le style polar venu du froid.
J'aime beaucoup les descriptions et l'étude très poussée des caractères des personnages. Il me reste 3 saisons à lire, plus la 5eme saison...


L'écrivain national, par Serge Joncour

un écrivain de renommée nationale arrive dans un petit village du Morvan pour passer un mois de présentations et d'ateliers d'écriture avec les habitants de la région. Mais juste avant qu'il n'arrive, un meurtre a été commis, ou plutôt un homme a disparu.
Parmi les suspects, une très belle et très mystérieuse femme du nom de Dora, venue de l'est...
Une vraie belle découverte. un auteur que je ne connaissais pas du tout... Mais une plume parfaite. Un véritable bonheur de nager dans un tel bouquin. J'en ai lu chaque mot de chaque phrase. Sauf une scène que, bizarrement, j'ai passée.


Saga - L'Ours de Dalécarlie, par Laure Malaprade

Le grand-père d'Emma vient de mourir. Là-bas, au fin fond de la forêt suédoise. Une occasion pour elle de redécouvrir le pays de son enfance. Lors de l'opération de nettoyage de la maison, Emma tombe sur des photos de famille, et des noms lui reviennent à l'esprit. Les langues se délient, de nouveaux personnages font leur apparition et un mystère lève peu à peu son voile déposé depuis deux générations. Un très bon livre de Laure Malaprade, dédicacé par l'auteur que j'ai eu un grand plaisir à lire presque d'une traite !!


La faite de l'abbée Mouret, par Emile Zola

Le livre de chevet de mon beau-père. J'ai voulu le lire pour pouvoir en parler avec lui. Mais la lecture a été difficile. Je trouve que ce livre a beaucoup vieilli. Des descriptions minutieuses des forêts, des bois et des jardins à n'en plus finir, fleur par fleur, brin d'herbe par brin d'herbe. Il est évident que Zola était payé à la page et l'action de ce pauvre Serge Mouret est noyée au milieu de dizaines de pages qu n'en finissent pas.


La voix, par Arnaldur Indridason

Peu avant les fêtes de Noël, dans un grand hôtel de Reykjavik, une femme de ménage découvre un homme mort dans un cagibi. Il a été poignardé dans une étrange position : déculotté, il porte encore un préservatif et un déguisement de père Noël.
Un grand polar venu du Nord. Petit à petit, on découvre qui était véritablement ce père noël. Un polar qui frise avec l'homophobie pour mieux la combattre. mais je n'en dis pas plus pour ne pas émousser le plaisir de découvrir ce bon roman islandais.


La rivière noire, par Arnaldur Indridason

Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol…
Jusqu'à la dernière ligne, on est dans l'attente du dénouement. Les années passent et les gens n'oublient pas les blessures. Une occasion de découvrir le fin fond de l'Islande rurale. Un bon moment, sans aucun doute.


Les nuits de Reykjavik, par Arnaldur Indridason

Erlendur le solitaire vient d’entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques… Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d’un clochard qu’il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l’accident et l’affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l’entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville.
le premier livre d'Indridason que je lis. Et pour un premier, je ne suis pas déçu. Un joli livre sur la solitude, la nostalgie et les sans abris dont on découvre la véritable façon de vivre. Avec la misère de l'alcool et de la recherche d'un abri pour passer la nuit.
Super bien écrit et bien traduit.


Victor Hugo vient de mourir, par Judith Perrignon

« La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L’homme qui leur a tendu un miroir n’est plus là. Tout s’amplifie, tout s’accélère. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville… »
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d’État qui s’annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre.
On ne réunit pas sans problèmes un million de personnes dans les rues. C'est pourtant ce qui s'est passé pour les obsèques de Victor Hugo. Comme aujourd'hui, les paparazzsi étaient là pour tout obtenir avant les autres. Et à l'instar des dernières manifestations françaises après les attentats de janvier et novembre 2015, il faut organiser les défilés. Qui sera présent, à quelle place ? Qui n'est pas le bienvenu ? Comment placer les uns et les autres ? Une véritable fièvre a gagné la capitale pour organiser des obsèques qui ressembleront plus à un défilé syndical et social qu'à un enterrement.


 

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Lectures paresseuses, avant de dormir, lectures gourmandes, au coin du feu, dans le jardin ou à la plage, lectures envahissantes qui collent à la peau, qui scotchent au canapé et empêchent de continuer à vivre normalement. Vivement ce soir qu'on rentre et qu'on le retrouve...

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