Catégorie : Edité

Le précipice des âmes, par Jack-Laurent Amar

Lorsque le cadavre d’une juge d’instruction est retrouvé atrocement mutilé, Thérèse Sadimenski et son coéquipier Raphaël Lurin, tous deux lieutenants à la section de recherches de Paris, débutent une enquête aussi difficile qu’éprouvante. En effet, l’assassin semble anticiper chacun de leurs gestes et multiplie les jeux de piste en faisant preuve d’une imagination qui n’a d’égale que sa barbarie.

Aidés par le célèbre criminologue, Alex Mandigo, ils sont bien loin d’imaginer que l’enquête qu’ils s’apprêtent à mener va les conduire vers les ténèbres de l’inconscient, là où règne l’obscurité la plus totale, tout près du précipice des âmes.


Deuxième ouvrage de cet auteur que je lis en quelques mois. J’ai beaucoup aimé l’intrigue et le description des personnages, chacun dans son rôle. On avance petit à petit. Tout doucement, on comprend ce qui s’est passé et ce que signifient ces petits chapitres qui paraissent tomber là sans lien.

Par contre, j’ai moins aimé les descriptions de scènes de crime. Un peu dans le genre Thilliez ou Chatam. Des gens vraiment abîmés, des descriptions longues et à la limite du supportable. Je m’interroge toujours quant à l’utilité de ce genre de massacre des personnages. C’est le seul bémol que je peux apporter, mais pour moi il est de taille.

Sinon, si vous voulez, je peux vous dire qui est le meurtrier.

C’est….. Vous rigolez ou quoi ? Débrouillez-vous tout seul !!!


La mante nue, par Luca Tahieazym

Juliette, une mystérieuse joueuse d’échecs, se bat pour innocenter Gabriel, suspecté d’être le monstre ayant massacré une jeune Rochelaise, trois ans plus tôt. Intransigeante dans le jeu comme dans sa quête, elle n’a qu’une seule issue pour étouffer définitivement tout soupçon : identifier le véritable assassin.

Dans cette histoire contée à rebours, Juliette remontera le temps pour récolter les indices disséminés sur son chemin.

Mais elle devra se méfier, la réalité est rarement celle que l’on croit…


Première surprise : lorsqu’on ouvre le livre, on tombe sue « Epilogue ». Ah bon ?

Et puis, Chapitre X.

OK, on lit à l’envers. Visiblement, on commence par la fin. Donc on sait en commençant, comment finit le livre. Bonne idée en soi, mais quel intérêt ? Si on sait d’emblée comment ça finit, la lecture risque fort d’être ennuyeuse !

Et en fait, pas du tout, mais vraiment pas du tout… Car on se prend au jeu de cette Juliette / France joueuse d’échecs, on la suit dans sa recherche de la vérité, dans sa quête du savoir. Voir qu’elle est capable de tout abandonner pour rechercher ce qui pour elle est une quête vitale ! Car pourquoi s’intéresse-t-elle tant à cette histoire ? Quel est le lien qui la tient aussi fort ?

Il vous faudra attendre le prologue pour comprendre. Et là, la vérité vous sautera aux yeux ! Evidemment !

Et inévitablement, vous retournerez au début du livre, ou plutôt à l’épilogue pour vérifier, vérifier que vous n’avez rien raté. Et là, vous ne pourrez vous empêcher de dire « Ah ben oui, évidemment !

Un livre exceptionnel qui comporte deux fins pour le prix d’une ! A ne pas rater !


Comme une respiration, par Jean Teulé

 » De l’air !  » Dans les trains, les métros, de Souillac à Dijon, de Paris à Besançon, c’est le même cri d’une même aspiration. Dans la vie qui va vite, Jean Teulé écoute le souffle de ses contemporains, le chant des oiseaux entre des murs bretons, le vent du large et les soupirs, les derniers râles et les premières exhalaisons. Celui qui sait trouver les cerises dans le plus sévère conifère sait qu’il suffit de l’attraper au vol, comme elle va et vient : l’inspiration…

Pendant longtemps, j’ai été un grand amateur de Jean Teulé, et comme c’est le cas pour Pierre Lemaitre actuellement, je pouvais m’enorgueillir d’avoir tout lu. J’ai tout lu de Jean Teulé: Le magasin des suicidés, le Montespan, les lois de la gravité, Rimbaud, Verlaine, François Villon, Darling, mangez le; fleur de tonnerre… Tout, je vous dis. J’aime bien cet auteur. Truculent, vert, un peu excessifà chaque fois, l’impression qu’il en fait trop, mais ça passait !

Et puis est arrivé Héloïse Ouïe… Et là, Ouïe, comme dans le titre. Trop de sexe, trop de sodomies, trop, trop, trop, jusqu’à l’écœurement Alors, j’ai laissé tombé Jean Teulé. Je m’en suis désintéressé. Et depuis, sont sortis pas mal de livres, que je n’ai pas lus, forcément, puisque j’ai intellectuellement et personnellement boycotté Jean Teulé. J’ai bien retenté avec Gare à Lou, mais sans succès…

Et puis ma mère m’a offert ce livre : Comme une respiration. Il a bien passé deux ans dans ma bibliothèque, et puis la semaine dernière, je l’ai ouvert et je l’ai lu en une soirée.

Car j’ai retrouvé le Jean Teulé que j’aimais. Une trentaine d’histoires courtes, étonnantes, superbement écrites, et surtout… qui finissent bien ! (sauf la dernière, étonnamment)

J’ai aimé les textes, j’ai aimé le rythme, j’ai aimé cet optimisme qui sourd de toutes ces histoires. Ce livre m’a réconcilié avec son auteur. Alors, il n’est pas impossible que je me lance prochainement dans Entrez dans la danse, Crénom Baudelaire,  ou Azincourt. En espérant que ça passera bien et que je ne serai pas obligé de boycotter à nouveau l’auteur !!!


Les Pantoufles, par Luc-Michel Fouassier

Un homme sort de chez lui en pantoufles en oubliant les clés à l’intérieur de son appartement. Contraint d’affronter une journée sans chaussures, il s’engage dans cette aventure à pas feutrés. Mais face à ses collègues de travail, à sa famille et même aux forces de l’ordre, chaussé de ses confortables charentaises, il provoque de surprenantes réactions d’hostilité ou d’engouement.
Et le voilà lancé dans un combat contre la tyrannie du conformisme. Dans un monde trop pressé, il impose doucement sa si tranquille façon de marcher.


En voilà un livre qui fait du bien ! Vivre en chaussons partout :dans la rue, au bureau, invité chez des amis, dans le métro, en boite de nuit… Partout !

D’abord un peu penaud et ne sachant pas où se mettre, le héros, devant la réaction de certaines personnes, vit sa mésaventure comme une bonne aventure. Car se promener en chaussons, pour certains, c’est une certaine façon de se comporter, ça ne peut être que volontaire, histoire de faire un pied de nez à cette société trop matérialiste.

C’est plaisant à lire, c’est bien écrit, avec tout un tas d’imparfaits du subjonctif aussi décalés que les pantoufles du héros, mais parfaitement justifiés, grammaticalement parlant !

Un petit bouquin d’une petite centaine de pages qui vous font voir les choses du bon côté.

Et puis, cerise sur le gâteau… Ca finit bien !! je vous laisse découvrir !

Enfin, au passage, on apprend l’histoire de la charentaise et on se couche ainsi moins bête qu’on ne s’est levé !


La soeur disparue, par Kendra Elliot

Il y a vingt ans, Emily Mills a découvert le corps de son père assassiné, pendu à un arbre du jardin. Ses sœurs Madison et Tara affirment toutes deux n’avoir rien vu. Le drame a poussé leur mère au suicide et Tara à quitter définitivement la ville. Depuis, le tueur a été arrêté et l’affaire classée.

Emily et Madison se sont efforcées d’oublier ces événements tragiques, mais un meurtre étrangement similaire fait brusquement resurgir le passé. L’agent du FBI Alex Wells se rend sur place pour enquêter et, s’il cherche avant tout à résoudre ce double meurtre d’une extrême violence, il est aussi très intrigué par le passé d’Emily et de ses sœurs.

Lorsque d’autres meurtres surviennent, Alex soupçonne l’existence d’un secret enfoui, que personne ne veut exhumer. Emily et Madison l’ignorent-elles ou en sont-elles les gardiennes ? Et Tara ? Si Emily n’a jamais cherché à la retrouver, est-ce parce que, quand sa sœur a disparu, elle a emporté ce secret avec elle ?


Honnêtement, j’attendais beaucoup de ce livre et j’ai été un peu déçu. J’aime attendre le soir pour retrouver mon livre, retrouver les personnages auxquels je me suis attaché. J’aime suivre l’auteur dans ses recherches. J’aime suivre des fausses pistes, me tromper, revenir sur mon idée, avoir des doutes.

Et là, je n’ai rien ressenti de tout ça. Le début m’a bien plu, alors je me suis dit que je voulais finir, connaitre le fin mot de cette histoire. Alors j’ai continué, mais sans enthousiasme, sans m’attacher aux personnages, sans passion. Et vraiment, j’ai trouvé ça long. Mais je suis allé au bout comme je me l’étais promis.

Voilà, ce n’est pas que le livre n’est pas bon, au contraire, l’histoire est plutôt bien ficelée, le KKK, les trucs faits en dessous, un peu de suspens, le FBI et la police locale, tout y était pour que ça me plaise, mais, comme on dit, la mayonnaise n’a pas pris.

Mais ce n’est que mon avis. Que ça ne vous empêche pas de le lire. Il faut dire qu’au jour où j’écris cette rubrique, le livre compte 2081 commentaires dont 47 % de 5 étoiles, alors mon opinion ne changera pas grand chose !


Le bureau des affaires occultes, par Eric Fouassier

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?


Il est des livres, tel celui-ci, qui sont de véritables surprises. Et des bonnes surprises !

la Monarchie de Juillet, voilà une période que je connaissais mal, tant mes profs d’histoire se sont évertués à ne pas la traiter pendant mon parcours scolaire. Période bâtarde entre l’Empire et la troisième République, cette monarchie a toujours été bannie de mes leçons de sciences humaines. Et pourtant, elle est riche. Humainement et scientifiquement parlant.

Moi qui lis peu de livres papier (je suis un adepte du numérique), je me suis retrouvé avec ce livre sous le sapin de Noël. Er je suis tombé dedans à une vitesse folle. J’ai avalé les pages comme on avale un bon repas, passant d’un chapitre à l’autre sans jamais sauter une page, une ligne, un mot ! J’ai tout dégusté, jusqu’à la dernière ligne.

Ce livre m’a rappelé Dickens et les heures sombres de Londres le long d’une Tamise sombre et charriant cadavres et pourritures.

Et puis, cerise sur le gateau, l’apparition de Vidocq, ce méchant gentil qui a bercé mon enfance avec Claude Brasseur et Danièle Lebrun. Et puis Flambart, qui est devenu Flanchart dans ce livre (mais est-ce le même personnage ?)

Contrairement à ce qui est dit dans la quatrième de couverture, ce n’est qu’à la fin de l’ouvrage qu’est créé le Bureau des Affaires Occultes avec Valentin Verne à sa tête. Création d’un bureau qui, sans aucun doute entrainera de nouvelles enquêtes que j’attends avec impatience !

A noter l’impressionnante bibliographie publiée en fin d’ouvrage qui note la qualité des recherches de l’auteur. Car ce livre, en plus d’être une enquête policière,, est un véritable puits de sciences concernant les personnages et les découvertes de l’époque. J’ai appris à chaque page !

Bravo à l’auteur et rendez-vous très bientôt pour le retour de Valentin !


En attendant Bojangles, par Olivier Bourdeaut

Devant leur petit garçon, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir et la fantaisie. Celle qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible. Elle les entraîne dans un tourbillon de poésie pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.


La première fois que j’ai entendu parler de ce livre, c’est dans la Bande Originale, de Nagui sur France Inter. Etaient invités ce jour-là Virginie Efira et Romain Duris pour parler du film éponyme qui vient juste de sortir. Et, dans le courant de l’émission, Nagui a dit: « C’est typiquement le genre de livre qu’il est impossible de lâcher une fois qu’on l’a commencé« . Ou quelque chose de semblable. Alors, j’ai fini d’écouter l’émission et je l’ai pris au mot. Grâce à ma liseuse, dans le quart d’heure qui suivait, j’avais commencé Bojangles. Alors, je ne dirais pas que je l’ai terminé en deux heures, mais en une soirée et un matin c’était bouclé. Le genre de livre qui vous prend comme dans un tourbillon. La folie familiale, comme a titré un journal. Moi, ça m’a fait penser au Boléro de Ravel. Emporté dans une espèce de tourbillon qui fait que vous êtes entièrement happés par l’histoire.

Le style ? J’hésite entre Le petit Nicolas et Tistou et les Pouces verts. Nicolas pour le style enfantin et la façon de raconter. Tistou pour l’étonnement, la poésie et la folie de ce qui se passe.

Un livre déjanté, fou, qui commence dans la folie et qui finit dans les larmes. L’histoire d’une famille de jusquauboutistes aisés pris dans le tourbillon de la folie à l’image de l’héroïne qui change de nom à chaque page. Vous passerez faire un tour chez les déménagés du ciboulot et vous finirez autour d’un lac espagnol, entouré d’un sénateur baptisé l’ordure et de Mademoiselle Superfétatoire que je vous laisse découvrir.

Ah, cette année  commence bien, côté bouquins !!! E je crois bien que je vais aller voir le film. Avec Romain Duris et Virginie Efira.

Et puis au passage, écoutez M. Bojangles de Nina Simone, c’est de la bonne musique, dont le texte n’a rien à voir avec l’histoire du film, Juste de la bonne musique !


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Loin, par Alexis Michalik

Tout commence par quelques mots au dos d’une carte postale : « Je pense à vous, je vous aime. » Ils sont signés de Charles, le père d’Antoine, disparu dix-sept années plus tôt sans laisser d’adresse.
Avec son meilleur ami, Laurent, et sa jeune sœur, Anna, aussi instable qu’irrésistible, Antoine par donc, à vingt-six ans, sur les traces de ce père fantôme. L’affaire d’une semaine, pense-t-il… De l’ex-Allemagne de l’Est à la Turquie d’Atatürk, de la Géorgie de Staline à l’Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les voici lancés dans un road movie généalogique.


Road movie, road trip, appelez ça comme vous voulez, en tout cas, c’est un sacré voyage que propose Alexis Michalik dans ce pavé de six cents pages.

Un sacré voyage, dans l’espace et dans le temps.

Dans l’espace parce que vous ferez presque le tour du monde. Ne comptez pas sur moi pour vous dire quels seront les pays visités, je n’aurais pas aimé qu’on me le fasse ! Sachez seulement qu’à cent cinquante pages de la fin, j’ai discuté avec ma soeur qui m’avait conseillé ce livre et qu’elle m’a dit : « Oh tu n,en es que là, tu vas encore visiter du pays « . Jusqu’à la fin !

Dans le temps ensuite parce que les retours en arrière sont nombreux, et pas toujours dans l’ordre chronologique. La première guerre mondiale, la deuxième, les années soixante, l’époque actuelle, un véritable feu d’artifice !

Et puis vous vous attacherez aux personnages et apprendrez à les connaitre et à les découvrir tout au long de ce long voyage. Anna, Antoine, Laurent et toute la famille qui se découvre, sous différents noms.

Un petit conseil cependant, munissez vous d’un crayon à papier et d’une feuille de carnet pour tracer ce que vous pensez être l »arbre généalogique de la famille.

Ah, et puis une gomme aussi ! ce sera certainement utile !

Petit bémol, à mon avis ce livre est trop long et aurait mérité quelques dizaines de pages de moins. Et la fin…. je ne suis pas très fan de la fin !!


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Energie noire, par Emmanuel Bocquet

Le directeur du groupe Orion est assassiné lors d’un voyage d’affaires à Dubaï.. Alors que sa succession se met en place, un terrible attentat frappe un convoi nucléaire.

Et si les deux crimes étaient liés ?


Première, et pour le moment, seule expérience avec l’application de lecture en ligne ROCAMBOLE.

Et première expérience réussie. L’intrigue est parfaite, l’action bien menée, le suspens parfaitement organisé.

La coupure épisode par épisode est parfaite et permet au lecteur de rester en haleine jusqu’au chapitre du lendemain (un épisode par jour).

J’ai beaucoup aimé cette histoire, mélange d’intrigue politique et policière, parsemée de mystère informatique, de hackers et de drones.

Malheureusement, vous ne pourrez lire ce livre que sur Rocambole, visiblement il n’est distribué nulle part ailleurs.

Et c’est le seul livre que j’ai réussi à lire entièrement. Tous mes autres essais de lecture se soldant par une injonction à payer 34,90 € l’année pour finir le livre en s’abonnant à la plate-forme. Dommage !

Par contre, si le livre vous attire, allez-y. J’ai réussi à le lire en entier !

 


La chaine, par Adrian Mac Kinty

« Il faut que vous gardiez votre calme et que vous m’écoutiez très attentivement. Il faut que vous procédiez exactement comme je l’ai fait. Vous devez prendre note de toutes les règles et vous avez l’obligation de vous y tenir. Si vous violez une seule de ces règles ou appelez la police, cela retombera sur vous et cela retombera sur moi. Votre fille sera tuée et mon fils sera tué. Alors notez bien tout ce que je vais vous dire. »
À l’autre bout du fil, une voix inconnue annonce à Rachel qu’elle a kidnappé sa fille. Pour qu’elle soit libérée, Rachel doit enlever l’enfant de quelqu’un d’autre.

Car son enfant ne sera relâchée que quand les parents de sa cible auront à leur tour enlevé un enfant et transmis les mêmes ordres. Chacun devient victime, ravisseur, criminel. Voilà comment fonctionne et se perpétue la Chaîne indéfiniment.


Habituellement, je ne mets jamais 8,49 € dans un Ebook. Mais là, Claire, une de mes amies a écrit un retour de lecture tellement emballé que j’ai décidé de me laisser faire, pour une fois.

Et je n’ai pas été déçu, disons à 90 %…

L’idée est excellente. « J’ai enlevé mon enfant parce qu’on a enlevé le mien et je vous rendrai le vôtre lorsque les parents de celui que vous allez enlever auront à leur tour enlevé un enfant. » Vous suivez ?

Terrifiant. La pauvre Rachel, en plein divorce, atteinte d’une récidive de cancer du sein se retrouve anéantie. Sa fille est kidnappée, elle doit en enlever une autre, et en plus, on lui demande une rançon phénoménale. Le tout dans un silence absolue parce que si elle parle, son enfant sera tuée.

Bref, une histoire dans laquelle on rentre parfaitement. Tout est bien huilé, la mécanique de la chaine fonctionne parfaitement. La traduction laisse parfois à désirer (je n’ai pas l’original sous les yeux, mais il y a des expressions un peu étranges). Et j’ai complètement adhéré à cette lecture en consacrant plusieurs heures de mon sommeil pour avancer dans l’histoire.

Par contre, la fin m’a un peu déçu. Un peu vite bâclée à mon avis et surtout pleine d’incohérences et de trucs un peu téléphonés… Presque très américain je dirais. L’héroïne et son ami s’en sortent vivants grâce à des rebondissements peu crédibles.

Cette fin mitigée va entrainer ma note de quatre étoiles au lieu de cinq, mais je pense que l’auteur s’en remettra.

Par contre, si vous avez envie d’un bon thriller, n’hésitez pas et n’oubliez pas… le plus important, c’est la chaine !


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