2023,  5*,  Edité,  Papier,  Roman

Vivre vite, par Brigitte Giraud

« J’ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C’était inespéré et je n’ai pas flairé l’engrenage qui allait faire basculer notre existence.

Parce que la maison est au cœur de ce qui a provoqué l’accident. »

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte Giraud tente de comprendre ce qui a conduit à l’accident de moto qui a coûté la vie à son mari le 22 juin 1999.

Vingt ans après, elle fait pour ainsi dire le tour du propriétaire et sonde une dernière fois les questions restées sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ? Elle revient sur ces journées qui s’étaient emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable.

À ce point électrisé par la perspective du déménagement, à ce point pressé de commencer les travaux de rénovation, le couple en avait oublié que vivre était dangereux. Brigitte Giraud mène l’enquête et met en scène la vie de Claude, et la leur, miraculeusement ranimées.


Moi qui suis un adepte des uchronies, un amoureux des « what if », moi qui suis persuadé qu’un événement ou une rencontre se préparent des années, voire des siècles à l’avance, je ne pouvais qu’aimer ce livre. Et ce « Et si », il n’est pas rare que j’y pense régulièrement. Hier encore, j’y ai pensé. « Tiens, et si ?… »

Après plus de vingt ans, Brigitte Giraud n’a visiblement pas digéré l’accident qui a coûté la vie à son mari. Alors elle cherche toutes les raisons de l’empêcher. Et à mon avis, elle aurait pu aller bien plus loin, remonter beaucoup plus haut.

J’ai adoré cette écriture. j’ai aimé comme, vers la fin, elle nous faisait languir. Claude est sur sa moto, prêt à démarrer au feu rouge. Et on sent que Brigitte fait tout pour retarder le moment où il passera la première et démarrera. Car elle sait ce qui s’est passé et ne veut pas que ça se passe. On sent que tout son être refuse ce démarrage fatal.

Un livre plein d’amour, plein de tendresse et de nostalgie. Ca se lit tellement facilement. Mais c’est un livre qui mérite aussi d’être relu. Ce que je ferai certainement.

Vivre vite… et mourir jeune !

5 étoiles évidemment !

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